Bérangère Maximin (FR)


TITRE : Déconstruction des idoles – extrait
Enregistré durant Akousma 16
DATE : 24 octobre 2019

Bérangère Maximin passe son enfance dans le pays natal de sa mère, l’Ile de la Réunion et s’installe en Métropole avec sa famille en 1991. Au lycée, elle suit les cours en A3 Musique tout en débutant dans diverses formations rock et world. Après le bac, elle entre dans la classe de composition acousmatique de Denis Dufour au Conservatoire National de Région de Perpignan. Elle y obtient la médaille d’or à l’unanimité. C’est à Paris, où elle s’installe en 2002, qu’elle enchaîne les expériences professionnelles au côté de Denis Dufour dans l’organisation de concerts où elle est assistante à la direction de Motus, structure parisienne de production de concerts et d’édition musicale, et du festival international drômois Futura, puis en tant que compositrice indépendante.

Officiant dans son studio personnel depuis 2008, Bérangère Maximin a développé sa propre approche de l'art sonore et de la musique électroacoustique, composant des pièces denses et immersives à l'impact immédiat. En cinq albums qui ont suscité un intérêt international, elle a révélé un goût pour le mélange de sons hétérogènes avec un sens du détail, une écriture sonore nuancée et dynamique avec le matériau numérique.

Les oeuvres de la compositrice sont sortis sur Tzadik / Composer Series (USA), Sub Rosa / Framework (BE) et Crammed Discs / Made To Measure (BE). Elle répond également à l'invitation du producteur Craig Leon et contribue à la ré-activation de son label Atlas Realisations (UK) avec un cinquième opus électroacoustique intitulé Frozen Refrains (2017).

Déconstruction des idoles – extrait (2019, création) 24’ 30"
«Avec Déconstruction des idoles, je continue d'explorer les thèmes de la multiplicité des dimensions temporelles et les émotions dissonantes, avec l’idée maîtresse de la musique comme mémoire articulée, force d’imagination et de réinvention de soi. La contrainte principale que je me suis fixée ici est une certaine progression narrative de l’anecdotique, ou du « repérable », vers une continuité proche d’une musique de drone avec un accent cinématique. L’auditeur peut ainsi explorer l’œuvre et la suivre dans son développement qui semble d’abord assez statique pour se remplir progressivement d’une sorte d’énergie forte, presque sourde.»