15 septembre 2022
ÉLECTROCHOC NO. 1

Maxime Corbeil-Perron

20h 

En codiffusion avec le Conservatoire de musique de Montréal

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Biographie

Maxime Corbeil-Perron est un artiste basé à Tio’tia:ke/Mooniyang/Montréal, dont la pratique artistique se déploie dans une multiplicité de médiums : performance audiovisuelle, cinéma expérimental, composition électroacoustique, improvisation, art sonore et installation. Ses oeuvres actuelles présentent une approche liée à l’archéologie médiatique, dans lesquelles il cherche à établir des rapports entre médias obsolescents et technologies contemporaines, à la recherche de nouvelles possibilités esthétiques. 

En tant que compositeur et artiste sonore, il a reçu une mention honorifique au Prix Ars Electronica (2021). Il a reçu des commandes d’oeuvres de la part du Continuum Ensemble, de l’Ensemble SuperMusique, de l’Ensemble d’Oscillateurs, des Productions Totem Contemporain, et du Quatuor Bozzini.

En tant que réalisateur, il a reçu le prix pour la meilleur animation expérimentale au Ann Arbor Film Festival (2021), le prix pour la meilleure oeuvre d’art et expérimentation aux RVQC (Canada, 2020) et le grand prix expérimental au Festival Tous Courts (France, 2020). Son travail a été souligné du premier prix au MUTE festival (Italie), et de mentions spéciales au Festival du Nouveau Cinéma (Canada, 2019), au ASFF (Espagne, 2019) et à VIDEOFORMES (France, 2020).

Il a été artiste en résidence à EMS Stockholm (2018), Signal Culture (2017, 2019) et à la S.A.T. (2019), et à Vidéographe (2021).

Ses oeuvres sont distribuées par Vidéographe (CA), Taukay Musicali (IT), Hardcore Jewellery (R.-U.), Kohlenstoff Records (CA), Ambiances Magnétiques (CA) et Mikroclimat (CA).

Il détient un doctorat en composition et création sonore de l’Université de Montréal.

www.maximecorbeilperron.com


Programme


Atomes (2010) 11:40
Une œuvre acousmatique amalgamant des sons de nature synthétique, naturelle, électrique et instrumentale. En guise d'hommage à la musique bruitiste nippone, un effet de Larsen (généré par la technique de no-input) agit comme soliste, survolant une matière sonore hétérogène et moléculaire.


Cubic (2016) 13:00
La genèse de cette pièce réside dans une analogie structurelle, soit celle d’un élément mélodique qui, à la manière d’une peinture cubiste, est déconstruit et fragmenté dans une multitude de plans. Cette œuvre ouvre son code esthétique vers diverses formes de musiques électroniques.


Polychrome (2017) 12”
Extraits tirés d’une suite d’improvisations :

-Bleu_16
-Jaune_47
-Rose_24
-Noir_12
-Rouge_37
-Blanc_06_Vert_47


Wise constellations (2013-14) 9:30
Inspirée du poème et de l’oeuvre picturale de Paul Klee :

“Once emerged from the gray of night
Heavier and dearer and stronger
Than the fire of the night
Drunk with God and doubled over.

At present ethereal
Surrounded by blue
Soaring over the glaciers
Toward the wise constellations.”
—Paul Klee, 1917-1918

Evelyne Ridyard : percussions
Ida Toninato ; saxophone baryton


Origami (2021) 4:3, couleur 2:00
L’origami fait jeux d’une multitude de perspectives et de dimensions. Dans ce cas-ci, ses fractales et sa géométrie lumineuses sont liquéfiées par le rayon cathodique d’un téléviseur préparé.


Displacement (2019) 16:9, couleur 9:00
Un tissage lumineux vacillant entre illusions, peur et émerveillement. Une composition expressionniste amalgamant montage par image, musique électroacoustique et synthèse vidéo analogique.


[re]:generativ (2018-19) 16:9, couleur,  stéréoscopique (rouge/cyan)
13:00
Une œuvre audiovisuelle archéomédiatique, dont l'esthétique propose une approche compositionnelle abstraite qui tend vers le naturalisme, sous la forme d'un retour à la nature comme source d'abstraction. À l'instar des sons de cette œuvre, les ondes lumineuses de la synthèse vidéo analogique se mêlent à des paysages synthétiques abstraits et oniriques, mis en valeur par une technologie optique obsolète : la stéréoscopie anaglyphe. L'appareil de visualisation 3D est ici utilisé pour faire l'expérience d'espaces abstraits et surréalistes, de la modulation de couleurs et des textures optiques stéréoscopiques.

Cette pièce a été composée à l'aide de diverses techniques expérimentales telles que les algorithmes sonores génératifs. du no-input , du traitement sonore en temps-réel et de l'improvisation avec des synthèses analogiques et numériques. Sur le plan sonore, je souhaitais créer une œuvre qui survole les frontières en termes de codes esthétiques, en empruntant des éléments à la musique électronique contemporaine minimaliste, à l'ambient, au bruit, à la musique concrète et à divers sous-genres électroniques.  

Le port de lunettes 3D est optionnel.

Merci à Nicolas Bernier et à l’Ensemble d’oscillateurs.



Crédit : Rémy Ogez