23 octobre 2026

Soirée 3 - 
20h




1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9

Pour sa 22e édition, Akousma vous invite à vivre une soirée qui explore autrement l’expérience du concert immersif. Dans une formule ouverte où l’écoute se vit aussi en mouvement, le public est invité à déambuler librement au cœur d’un espace sonore traversé par les propositions d’une brochette d’artistes aux univers éclectiques — la signature d’Akousma. Une soirée mouvante et immersive pour découvrir une musique expérimentale à la fine pointe de la création sonore d’aujourd’hui.



Achat de billets

Jen Reimer (ca)

Jen Reimer est une artiste et musicienne qui explore la résonance et l'expérience corporelle du son à travers des performances in situ, des installations sonores et des enregistrements spatiaux. Ses projets de collaboration ont été présentés à Lisboa Soa, Tsonami Arte Sonoro, Tokyo Arts & Space, Sonic Topologies et Société de musique contemporaine du Québec. Elle collabore souvent avec Max Stein et partage une pratique appelée Tunnel avec Maggie Tiesenhausen.

Programme 
Song of Air (2026) 25’
Song of Air
documente une performance in situ réalisée en direct dans le château d’eau de Humboldt, à Humboldt, en Saskatchewan. Pendant trois ans, Jen Reimer a enregistré les sons de la tour et développé un instrument numérique sur mesure, façonné par son architecture et mettant en valeur ses interactions résonantes avec le vent. Les rencontres répétées avec la tour, ainsi que ses réponses physiques et acoustiques, ont guidé la composition de Song of Air, qui s’est élaborée à travers des cycles d’enregistrement, de superposition et de rediffusion de l’instrument dans l’espace.

Lors de la performance, des haut-parleurs et des transducteurs tactiles ont propagé des vibrations à travers les surfaces d’acier et de bois de la tour, activant celle-ci comme un instrument de musique à grande échelle. Structurée en quatre mouvements, l’œuvre explore le château d’eau à la fois comme instrument et comme composition, révélant les résonances de sa structure matérielle et de l’air qu’il contient.




Crédit photo :  Ralitsa Doncheva

Alexis Blais (ca)

Alexis Blais (né en 1998, il/lui) est un artiste sonore basé à Montréal. Corrosifs et à fleur de peau, ses travaux acousmatiques et mixtes s’inscrivent dans une recherche plastique de matériaux concrets sur fond d’harmonies modales. Diplômé de l’Université de Montréal en
création sonore, ses recherches se concentrent sur l’exploration de dynamiques de création et de hiérarchies fluides en collaboration électroacoustique.

Alexis œuvre également dans les milieux du théâtre et de la danse. Sa pièce Skand (2021) est titulaire du premier prix 2024 de la compétition Destellos (Argentine). Ses œuvres ont été jouées au Japon, en Angleterre, en Europe, en Amérique du Sud et au Canada.

Programme
Constellation (2025) 20’
Constellation
provient d’une conception sonore réalisée pour une chorégraphie de Annie Gagnon. Les interprètes y mettent en scène une série d’incantations autour du zodiaque qui évoluent au fil de 6 tableaux méditatifs. De leurs rituels émanent des systèmes dynamiques où chacun·e réagissent aux prières et soins des autres. J’ai ainsi pensé le son comme un grand lit pour accueillir leurs invocations.

La musique explore différents rapports à la cyclicité et à l’orchestration cumulative de matériaux sonores hétéroclites, allant de prises de son de métaux grinçants à l’échantillonnage de musiques instrumentales. La version présentée à Akousma est un extrait de 20 minutes de l’album original, retravaillé en multipiste pour l’acousmonium du festival.

Mouvements :
1. Sagitta
2. Libra
3. Apus
4. Pyxis
5. Antlia pneumatica
6. Cetus

Crédit photo :  Nicolas Malo

.618 (ca)

.618 est l’alias sonore de Nick Rony, dont les compositions chargées d'émotions tissent des liens entre enregistrements de terrain, textures électroniques et instrumentation organique. Sa pratique s’intéresse au concept de géotraumatisme et à son empreinte sur la mémoire collective, donnant naissance à des paysages sonores immersifs qui échappent aux frontières des genres.

Ancré dans son héritage ayisyen, le travail de .618 interroge la persistance de l’histoire — la manière dont elle imprègne l’identité, l’expérience et la perception. Son art devient un moyen de revisiter la mémoire ancestrale et d’explorer les récits diasporiques à travers une perspective profondément personnelle.

Guidé par les thèmes du territoire, de l’exil et du symbolisme afro, son travail sonore est complexe et évocateur, faisant du sound design un médium narratif à part entière. Ses performances sont traversées par une présence spectrale, reliant le territoire au traumatisme et la mémoire au mouvement. Chaque performance devenant une excavation émotionnelle et un rituel spirituel.

Programme
20’
Des voix, des percussions, des souffles et des fragments de cérémonies vodou traversent une matière électronique en constante transformation. À travers un environnement sonore développé sur mesure, .618 manipule ces traces comme une mémoire vivante : elles se déplacent, se déforment, se superposent, parfois jusqu’à devenir méconnaissables.

La spatialisation fait du lieu d’écoute un espace mouvant, où les sons semblent surgir de différentes profondeurs, comme des présences qui circulent autour du corps. Entre rituel et abstraction, la performance cherche moins à raconter une histoire qu’à en faire ressentir les traces — ce qui demeure, ce qui revient, ce qui échappe.

Chaque performance est ainsi une rencontre imprévisible entre matière enregistrée, geste improvisé et espace.




Crédit photo :  Vivien Gaumand


Audréanne Filion (ca)
Myriam Bleau (ca)



Programme 
20’







Joël Lavoie (ca)

Lavoie est compositeur, artiste sonore et ingénieur du son basé à Montréal/Tiohtiá/Mooniyang, au Canada. Sa pratique compositionnelle, performative et installative interroge les enchevêtrements entre humains et non-humains, l'importance de l'agentivité dans les pratiques d'écoute, ainsi que les politiques, l'esthétique et la méthodologie de l'écologie sonore, avec un intérêt particulier pour les paysages sonores spéculatifs, les temporalités, la matérialité sonore, les manipulations algorithmiques et les situations d'écoute immersive. Il fait partie du trio audiovisuel mesocosm et a collaboré avec de nombreux artistes visuels et de la performance.

En plus de la composition et de la conception sonore, il poursuit une carrière d'ingénieur du son, une pratique qui l'a amené à appliquer sa vision sonore au monde des arts vivants. En 2023, il a reçu un Félix (ADISQ) dans la catégorie « Son de spectacle de l'année ». Il a présenté ses œuvres à MUTEK, Elektra, Akousma (Canada), Pretxe, ACC, Dotolim (Corée du Sud), C-Lab (Taiwan), V2_ Unstable, FIBER (Pays-Bas), Mans Sonore, Blockhaus (France), Videocittà (Italie), Currents (États-Unis), Kontejner (Croatie), Forma, Sejf (Pologne) et Fylkingen (Suède), entre autres.

Programme 
Cet horizon qui se déplie (2026) 17’
En manipulant des micro-boucles et fragments d’enregistrements captés lors de dérives sonores dans quelques milieux urbains, naturels et oniriques cette pièce explores les improbables permutations et enchevêtrement perceptuels dans la recomposition spontanée d’un temps-paysage profond ; un horizon qui se déplie devant soi.


Crédit photo : Geneviève Grenier

Exzald S (fr)

Exzald S est le projet de la productrice, compositrice et vocaliste Sarah Foulquiere. Éthérée mai indomptable, sa musique électronique explore les strates invisibles des mondes émotionnels et expérientiels, entre design sonore complexe, voix et abstraction onirique.

Sa discographie compren Iridesc, son album solo paru en 2025 sur Subtext Recordings, Labège, créé avec mu tate et NEXCYIA et sorti sur Good Morning Tapes, ainsi que plusieurs collaborations avec Aho Ssan et une contribution à More Life de Berlin Atonal.

À travers ses disques et ses performances, Exzald S façonne un langag sonore singulier autour de l’inconscient et de l’ineffable.

Programme 
Magnetics (2026) 19'51’’
« Dans ses rêves, voix, souvenirs et débris synthétiques s'attirent, se repoussent et s'entremêlent, traçant une cartographie nouvelle faite de passages, de seuils et d'horizons ».

Magnetics reconfigure des fragments de l’album Iridesc (2025, Subtext Recordings) et des matériaux inédits en une composition labyrinthique.


Ka Baird (us)

Ka Baird est performeur·euse, artiste sonore, musicien·ne et compositeur·trice établi·e à New York. À travers des techniques vocales étendues et un travail du microphone, auxquels s’ajoutent l’électronique, le feedback, les enregistrements de terrain et l’instrumentation traditionnelle, iel explore par la performance les dimensions extrêmes du son. Iel crée un son ancré dans l’instant présent, porté par une approche énergique et ritualisée qui recherche une forme de libération extrême à travers l’effort physique et l’expansion psychique. Ka a collaboré avec de nombreux·ses artistes, tant dans le cadre de compositions structurées que par une pratique soutenue de l’improvisation.

Parmi ses parutions solo figurent Sapropelic Pycnic (Drag City, 2017), Respires (RVNG Intl, 2019), Brooding Exercises (Longform Editions, 2021) et Vivification Exercises (RVNG Intl, 2021). En mars 2024, iel a fait paraître son plus récent album solo, Bearings: Soundtracks for the Bardos, sur l’étiquette brooklynoise RVNG Intl.

Au cours des dernières années, iel s’est produit·e sur de nombreuses scènes aux États-Unis et à l’international, notamment au Unsound Festival (Cracovie, Pologne), à Lampo et au Museum of Contemporary Art (Chicago), au MoMA PS1 (Queens, New York), à Issue Project Room (Brooklyn), à The Kitchen (New York), à l’Institute of Contemporary Art (Philadelphie), au TUSK Festival (Newcastle, Royaume-Uni), à Incubate (Tilburg, Pays-Bas), à KRAAK (Bruxelles, Belgique), à Le Guess Who? (Utrecht, Pays-Bas) et au Festival of Endless Gratitude (Copenhague, Danemark).

Iel a également été artiste en résidence au We Jazz Festival (Helsinki, Finlande), à Sonoscopia (Porto, Portugal), à Inkonst (Malmö, Suède), à l’Experimental Sound Studio (Chicago) et à Pioneer Works (Brooklyn). Iel a reçu une bourse d’urgence de la Foundation for Contemporary Arts, a été artiste en résidence de la Jerome Foundation à Roulette Intermedium et a bénéficié d’une bourse Jerome Hill Artist Fellowship pour la période 2023-2025.

Iel est également l’un·e des membres principaux·ales de Spires That in the Sunset Rise, formation fondée à Chicago en 2001.


Programme
A thousand miles of hungry static  20’
Ka Baird présente A Thousand Miles of Hungry Static, une performance qui explore les forces spectrales du réel à travers diverses rencontres sonores et le mouvement physique.

La pièce fait appel à des techniques vocales étendues et à un travail du microphone, à des flûtes traitées en temps réel, des échantillons, du feedback, des rythmes fragmentés ainsi qu’à des interfaces permettant à la fois de déclencher et de manipuler le son. La performance incarne la signature caractéristique de Ka, à la fois confrontante, mystérieuse, viscérale et humoristique.