Électrochoc
La série de concerts Électrochoc, proposée en codiffusion par le Conservatoire de musique de Montréal et Akousma,
met à l’affiche des concerts-dialogues qui présentent au public les différentes facettes de la musique électroacoustique ainsi que le talent et la créativité des élèves des classes de composition de Martin Bédard et de Louis Dufort, les deux codirecteurs artistiques de la série. La programmation des soirées Soundwich sera dévoilée plus tard.Saison 2025-2026
Électrochoc no 1: hommage à Luciano Berio / Tempo Reale - 23 octobre 2025
Soundwich XXI - 6 novembre 2025
Électrochoc no 2: carte blanche à Nicolas Bernier - 11 décembre 2025
Électrochoc no 3: France Jobin - 22 janvier 2026
Soundwich XXII - 19 février 2026
Électrochoc no 4: Florence-Delphine Roux / Audréanne Filion - 26 mars 2026
Électrochoc no 1: hommage à Luciano Berio / Tempo Reale - 23 octobre 2025
Soundwich XXI - 6 novembre 2025
Électrochoc no 2: carte blanche à Nicolas Bernier - 11 décembre 2025
Électrochoc no 3: France Jobin - 22 janvier 2026
Soundwich XXII - 19 février 2026
Électrochoc no 4: Florence-Delphine Roux / Audréanne Filion - 26 mars 2026

26 mars 2026
ÉLECTROCHOC No 4
Cordes électromagnétiques
une soirée avec Audréanne Filion et Florence-Delphine Roux
Conférence 19h30 / Concert 20h
4750, Av. Henri-Juilien
Audréanne Filion
Audréanne Filion est violoncelliste, compositrice et improvisatrice montréalaise. Active dans les musiques contemporaines et expérimentales, elle a créé des œuvres de nombreux compositeur.ices de la scène canadienne, dont Sarah Davachi, Martin Arnold, Keiko Devaux, Myriam Bleau et Simon Martin. Elle est membre de l’Ensemble Éclat, du Quatuor Mémoire, de l’Ensemble Tesse et de l’Ensemble SuperMusique, et collabore fréquemment avec divers collectifs tels que No Hay Banda, collectif9 et Projections Libérantes. Son projet solo pour violoncelle et électronique conjugue improvisation, traitement en temps réel et composition, explorant l’hybridation des esthétiques classiques et expérimentales, ambient et noise.Elle s’est produite dans des festivals et programmations tels que le Gaudeamus Musiekweek (Pays-Bas), Festival CHIII (Brésil), Darmstädter Ferienkurse (Allemagne), FMC (Chicoutimi), Osheaga, Semaine du Neuf, M/NM, Totem Électrique, Codes d’accès, Interzone Editions et plusieurs autres. Également active dans la pop expérimentale, elle a collaboré avec Everly Lux, Xela Edna, YlangYlang, Jessica Moss et Erika Angell.
Audréanne s’est formée au Conservatoire de musique de Montréal auprès de Denis Brott et Elizabeth Dolin au violoncelle, et Louis Dufort et Martin Bédard à la composition électroacoustique.

Programme
Performance en direct - violoncelle et électroniques, (30’’)
Audréanne propose une expérience sonore basée sur des extraits de son album à venir. Portée par une recherche de beauté dans les harmonies et les dissonances, cette œuvre nostalgique explore les phénomènes timbraux, la richesse du violoncelle et les textures du drone. Entre chaque pièce, des improvisations au violoncelle et au feedback créent un flux continu.

Crédit : Rebeca Figueiredo
Florence-Delphine Roux
Florence-Delphine Roux est une artiste numérique et sonore originaire de la ville de Québec et basée à Tiohtià:ke / Mooniyang /Montréal. Son travail explore le croisement entre l’art, la science et la technologie, avec une orientation vers le médium radiophonique. Ses créations se manifestent sous forme d’expériences d’écoute, d’installations sonores immersives, de performances, de vidéos d’art et d’œuvres radiophoniques.“ Porté par une pratique liée au son, qui trouve en particulier sa source dans une matière emmagasinée à partir d’enregistrements effectués en grande partie en extérieur, la travail de Florence-Delphine Roux tient pour beaucoup d’une réflexion basée sur la possibilité de joue avec des textures non perceptibles de manière rétinienne, des champs électromagnétique notamment, participant ainsi d’une perturbation du réel. »
texte Frédèric Bonnet

Programme
Chronique d’Éther (30’’)
Chronique d’Éther est une performance qui tend à matérialiser l’invisible.
Elle met en lumière le paysage radiophonique et électromagnétique omniprésentes mais imperceptibles de notre habitat. Des antennes sculpturales captent des fréquences parfois lointaines, révélant ainsi un tiers espace façonné de sons et de communications
cachés. L’artiste perturbe ses fréquences dans un dialogue de réciprocité interactive entr l’espaces, les antennes, le corps et l’artisanats électroniques.

Crédit : Maxim Paré-Fortin
19 février 2026
Soundwich XXII
Conférence 19h30 / Concert 20h
4750, Av. Henri-Juilien
Achat de billets
Victor Drouin-Trempe
Chercheur et professeur, Victor Drouin-Trempe poursuit actuellement un doctorat en études et pratiques des arts à l'UQAM. Inspiré par la notion de « son vivant », son travail combine des algorithmes, des synthétiseurs modulaires et des sons de la nature pour créer des « créatures sonores ». Il présente régulièrement ses travaux au Québec et à l'international. Également connu sous le nom de v.ictor, il produit de la musique électronique inspirée par l'esthétique microminimaliste.
Programme
Tout comme les taupes 10’32’’
Cette pièce est issue d’une recherche autour de la synthèse sonore et de l’écoute fine des micro-événements. En combinant micro-sons et textures diffuses à l’aide de synthétiseurs virtuels développés sur mesure, l’artiste explore des formes sonores instables, privilégiant les états, les transitions et les variations de densité plutôt que la narration ou le geste spectaculaire.

Crédit photo : Mourad Bennacer
Jean-Patrice Rémillard
Jean-Patrice Rémillard, connu sous le nom de Pheek, est un artiste électronique montréalais actif depuis la fin des années 1990. Son travail se situe à la frontière du techno minimal, de l’ambient et de l’expérimentation sonore, avec une attention particulière portée aux textures, aux dynamiques et au mouvement du son dans le temps.En concert, Pheek privilégie une approche vivante et organique : des structures ouvertes, des systèmes modulaires et des outils numériques détournés pour créer des pièces qui évoluent en temps réel. Chaque performance devient un espace d’exploration où le détail, l’imperfection et l’écoute prennent le dessus sur la démonstration.
Parallèlement à sa pratique artistique, il œuvre comme ingénieur de son, mentor et curateur, accompagnant de nombreux artistes dans leur développement créatif et technique. Sa musique, comme ses performances, s’inscrit dans une recherche de profondeur, de présence et de connexion avec l’auditeur.
Programme
Format de la pièce: Kunmeti 26’00’’
La pièce présentée est une performance semi-improvisée pour la première fois, sous le nom de Jean-Patrice Rémillard et non Pheek. Bien que les deux se croisent, la performance est davantage axée sur l'écoute immersive, ou encore sur des textures favorisant des moments méditatifs plus harmonieux.
Face à un moment où la société est saturée de musique jetable, le temps consacré à l'écoute devient sacré et essentiel. La délicatesse des sons évoque le mouvement naturel de la forêt, mais en empruntant des sources électroniques générées par la répétition et la manipulation simples, dans le but de retrouver une simplicité réconfortante.

Crédit photo : Catherine Trudeau
Mimi Allard
Mimi Allard est une artiste sonore dont la pratique s’intéresse aux relations « corps-systèmes » dans un contexte de performance live. À l’aide d’instruments-systèmes personnalisés, elle crée des mises en relation entre son, mouvement, code/texte et éléments visuels minimaux.Inspirée par la dimension somatique du corps, elle explore les notions de mémoire, de feedback et de storytelling sensoriel. Mimi est actuellement étudiante à la maîtrise en Composition et création sonore à l’Université de Montréal.
Programme
Mémoire fantôme I [A/V] 9’30’’
Synthétiseurs modulaires, Mosaïque, patch Max, RAVE/nn~, TTS, images de synthèse.
L’essai-performance Mémoire Fantôme I est une exploration poétique du continuum entre mémoire et spéculation. La pièce cartographie des régimes de mémoire entre archives, projections futures et hallucinations de data, révélant leurs intrications et croisements ambigus. Un dispositif de voix de synthèse agit en tant qu’agent philosophique au cœur d’un assemblage de médias évoquant le genre du documentaire de bureau.
S’inscrivant dans la recherche de l’artiste sur les systèmes-instruments et les contextes vivants de création sonore, la pièce met en scène le bureau d’ordinateur à la fois comme lieu de recherche, d’exécution et de diffusion en temps réel.

Crédit photo : Mimi Allard

22 Janvier 2026
ÉLECTROCHOC No 3
Intrication quantique
Une soirée avec France Jobin
Conférence 19h30 / Concert 20h
4750, Av. Henri-Juilien
L’enchevêtrement, ou intrication quantique, est un phénomène d’union de deux particules en un seul et unique système au sein duquel les deux particules deviennent codépendantes quelle que soit la distance qui les sépare. Un tel état est dit « intriqué » car il existe des corrélations entre les propriétés physiques observées de ces particules distinctes. Le théorème de Bell montre que l’intrication donne lieu à des actions non locales entre les particules.
Ainsi, si par exemple deux particules O1 et O2 sont enchevêtrées, cela ne signifie pas que les deux particules ne sont pas indépendantes, même si elles sont séparées par une grande distance, et nous devons considérer {O1 + O2} comme un seul système.
J'ai créé deux albums, en les percevant comme des systèmes, au sein desquels ces albums (particules) dépendent les uns des autres, quelle que soit la distance qui les sépare. Du point de vue de mon projet, la distance ici sera exprimée par le temps. Les états et les corrélations physiques seront représentés par le fait qu’un premier album produit sera dépendant du second de sorte que les deux albums devront être écoutés simultanément, donc les deux albums seront considérés comme un seul système et faisant référence au principe de non-localité.
Programme
1. Instantaneous knowledge (18’18)
Publié sur Erototox Decodings
2. Unified quantum state (18’18)
Publié sur ROOM40
3. Instantaneous knowledge et Unified quantum state (18’18)
Bio
France Jobin est une artiste audio et compositrice de film basée à Montréal. Son travail, qualifié de « sculpture sonore », se distingue par une esthétique minimaliste qui explore des environnements sonores complexes, entre analogique et numérique. Ses installations intègrent des éléments visuels et musicaux inspirés par l’architecture des lieux. On peut « vivre l'expérience » de ses concerts et installations dans une variété d’espaces non conventionnels et festivals de nouvelles technologies internationaux. Elle a publié de nombreux albums sur des labels renommés tels que LINE (US), ROOM40 (AU), No-ware (CL-DE), Editions Mego (AT) et ATAK (JP).
Bien que sa musique exprime fréquemment les notions de retenue et de limite, elle ne fuit pas les extrêmes. Son jeu habile entre les hautes et les basses, l’amplitude et les silences, crée un narratif complexe, qui déstabilise la perception de l'auditeur et recentre continuellement son attention.
Depuis 2008, la physique quantique influence profondément sa démarche. La pandémie lui a offert un temps précieux pour approfondir sa recherche scientifique et artistique. En 2021, elle initie avec Markus Heckmann la série Entanglement à MUTEK avec une version AV à MUTEK. Suivront Entanglement XR (2022) et Entanglement dôme et film créé en 2023 à la SAT. Lueurs Quantiques est leur nouvelle œuvre présentée à Mutek en 2025. En septembre 2025, elle présente La fluctuation du vide chez Sporobole suite à une résidence d'un an à l'Institut quantique de l'Université de Sherbrooke.
Ainsi, si par exemple deux particules O1 et O2 sont enchevêtrées, cela ne signifie pas que les deux particules ne sont pas indépendantes, même si elles sont séparées par une grande distance, et nous devons considérer {O1 + O2} comme un seul système.
J'ai créé deux albums, en les percevant comme des systèmes, au sein desquels ces albums (particules) dépendent les uns des autres, quelle que soit la distance qui les sépare. Du point de vue de mon projet, la distance ici sera exprimée par le temps. Les états et les corrélations physiques seront représentés par le fait qu’un premier album produit sera dépendant du second de sorte que les deux albums devront être écoutés simultanément, donc les deux albums seront considérés comme un seul système et faisant référence au principe de non-localité.
Programme
1. Instantaneous knowledge (18’18)
Publié sur Erototox Decodings
2. Unified quantum state (18’18)
Publié sur ROOM40
3. Instantaneous knowledge et Unified quantum state (18’18)
Bio
France Jobin est une artiste audio et compositrice de film basée à Montréal. Son travail, qualifié de « sculpture sonore », se distingue par une esthétique minimaliste qui explore des environnements sonores complexes, entre analogique et numérique. Ses installations intègrent des éléments visuels et musicaux inspirés par l’architecture des lieux. On peut « vivre l'expérience » de ses concerts et installations dans une variété d’espaces non conventionnels et festivals de nouvelles technologies internationaux. Elle a publié de nombreux albums sur des labels renommés tels que LINE (US), ROOM40 (AU), No-ware (CL-DE), Editions Mego (AT) et ATAK (JP).
Bien que sa musique exprime fréquemment les notions de retenue et de limite, elle ne fuit pas les extrêmes. Son jeu habile entre les hautes et les basses, l’amplitude et les silences, crée un narratif complexe, qui déstabilise la perception de l'auditeur et recentre continuellement son attention.
Depuis 2008, la physique quantique influence profondément sa démarche. La pandémie lui a offert un temps précieux pour approfondir sa recherche scientifique et artistique. En 2021, elle initie avec Markus Heckmann la série Entanglement à MUTEK avec une version AV à MUTEK. Suivront Entanglement XR (2022) et Entanglement dôme et film créé en 2023 à la SAT. Lueurs Quantiques est leur nouvelle œuvre présentée à Mutek en 2025. En septembre 2025, elle présente La fluctuation du vide chez Sporobole suite à une résidence d'un an à l'Institut quantique de l'Université de Sherbrooke.

Crédit photo : Karlina Knezin
11 décembre 2025
ÉLECTROCHOC No 2
Synthèse instrumentale
une soirée avec Nicolas Bernier, Myriam Boucher, Mélanie Bourassa et David Caulet
Conférence 19h30 / Concert 20h
4750, Av. Henri-Juilien
Pour cette carte blanche à Nicolas Bernier, l’artiste vous invite à passer une soirée en compagnie de ses invité·es fantastiques : Mélanie Bourassa à la clarinette basse, Myriam Boucher à la co-création audiovisuelle et David Caulet au saxophone. Commun à ses trois duos se trouvera le jeu sur synthèse modulaire de Bernier.
Dans les dernières années, suite à une décennie essentiellement consacrée à la création de projets audiovisuels, Bernier a recentré sa pratique autour du jeu instrumental. En majeure partie Improvisée (ou «comprovisée»), la musique des trois duos devrait illuminer la salle multimédia du Conservatoire avec des couleurs sonores distinctes.
Programme
1 • Super scintillant (25 minutes)
Musique insufflée d'un certain mysticisme. Première mondiale.
Mélanie Bourassa : clarinette basse
Nicolas Bernier : synthétiseur modulaire
2 • Les formes flottantes (10 minutes)
Traiter des objets lourds comme s'ils pouvaient flotter dans le ciel. Première mondiale.
Nicolas Bernier et Myriam Boucher : création visuelle et synthétiseurs modulaires
3 • Melt mauve (environ 25 minutes)
Réminiscences free jazz fondant en sirop mélancolique de textures crépitantes et de fritures veloutées.
David Caulet : saxophone soprano
Nicolas Bernier : synthétiseur modulaire
NICOLAS BERNIER
Nicolas Bernier est professeur en composition et création sonore à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Comptant plus d’une vingtaine de reconnaissances de prestigieux concours autant en musique qu’en arts contemporains, son œuvre frequencies (a) récolte en 2013 un Golden Nica décerné par Ars Electronica, une des plus importantes reconnaissances dans le domaine des arts numériques. En 2019, il publie aux Presses du réel le livre Sur le diapason qui clôt le cycle d’œuvres frequencies. Cette même année, son objet audiovisuel intitulé structures infinies est nominée et exposée à Londres dans le cadre des Aesthetica Art Prize. Depuis mai 2025 et ce jusqu’en septembre 2026, son œuvre phare, l’installation frequencies (light quanta) est exposée au ZKM | Zentrum für Kunst und Medien en Allemagne. Une copie de cette même oeuvre fait également partie de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).
Depuis plus de deux décennies, son travail en performances et installations sonores est d’ailleurs présenté aux quatre coins du monde dans des institutions telles que Ars Electronica (Autriche), Sónar (Espagne), Mutek (Canada), DotMov Festival (Japon), L.E.V (Espagne), ZKM (Allemagne) et Transmediale (Allemagne).
MYRIAM BOUCHER
Compositrice sonore et visuelle, Myriam Boucher est professeure/chercheure à l’Université de Montréal. Son travail sensible et polymorphe explore la relation intime entre musique, son et image, par la performance audiovisuelle, le VJing, la musique d’ensemble et des projets in situ. Ses activités de recherche-création intègrent composition, improvisation, écoute profonde, écologie du son et immersion. Ses recherches portent sur la perception d’œuvres audiovisuelles et de concerts multidisciplinaires réunissant son, musique, image et musicien·nes, dans la perspective que l’art puisse transformer le réel et engendrer de nouvelles formes de représentations sensibles.
MÉLANIE BOURRASSA
Mélanie a obtenu un Prix avec Grande Distinction du Conservatoire de musique de Québec, un doctorat en interprétation et elle s’est perfectionnée en Europe et à Chicago. Mélanie enseigne à l’Université Laval et au Cégep de Ste-Foy, elle est artiste Buffet-Crampon et artiste Silverstein. Elle se produit régulièrement avec l’Orchestre Symphonique de Québec, à l’Orchestre Symphonique de Montréal, aux Violons du Roy, à l’Orchestre Métropolitain, entre autres, et à travers le Canada, aux États-Unis et en Europe.
Elle est boursière du Conseil des Arts et Lettres du Québec, du Domaine Forget, de la Guilde des Musiciens (AFM), elle a remporté la première place au concours de musique du Canada en musique de chambre ainsi qu’un Prix Opus en 2015. Elle a participé à plusieurs jurys dont au CALQ et au Concours de musique du Canada. Mélanie a fondé l’association canadienne de clarinette basseet dirige le centre canadien d’excellence en clarinette basse.
DAVID CAULET
Il est saxophoniste de formation et son parcours artistique l’a amené à explorer plusieurs cultures musicales. Ska, punk, salsa, funk dans les années 1990, puis le jazz, les musiques improvisées et les musiques électroniques au tournant des années 2000. Fortement guidé par l’improvisation, son travail de création est influencé par ces divers courants et navigue autour de cette croisée des chemins musicaux. Au travers de plusieurs projets, il collabore et enregistre avec divers musiciens tels que J.F. Oliver, O. Lété, C. Lété, D. Fournier, R. Bottlang, R. Charmasson, G. Pansanel…
Aujourd’hui basé à Montréal, il suit le programme de doctorat « Composition et création sonore » à l’Université de Montréal et, ces dernières années, il se consacre presque exclusivement à la musique électronique et à la composition .
Dans les dernières années, suite à une décennie essentiellement consacrée à la création de projets audiovisuels, Bernier a recentré sa pratique autour du jeu instrumental. En majeure partie Improvisée (ou «comprovisée»), la musique des trois duos devrait illuminer la salle multimédia du Conservatoire avec des couleurs sonores distinctes.
Programme
1 • Super scintillant (25 minutes)
Musique insufflée d'un certain mysticisme. Première mondiale.
Mélanie Bourassa : clarinette basse
Nicolas Bernier : synthétiseur modulaire
2 • Les formes flottantes (10 minutes)
Traiter des objets lourds comme s'ils pouvaient flotter dans le ciel. Première mondiale.
Nicolas Bernier et Myriam Boucher : création visuelle et synthétiseurs modulaires
3 • Melt mauve (environ 25 minutes)
Réminiscences free jazz fondant en sirop mélancolique de textures crépitantes et de fritures veloutées.
David Caulet : saxophone soprano
Nicolas Bernier : synthétiseur modulaire
NICOLAS BERNIER
Nicolas Bernier est professeur en composition et création sonore à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Comptant plus d’une vingtaine de reconnaissances de prestigieux concours autant en musique qu’en arts contemporains, son œuvre frequencies (a) récolte en 2013 un Golden Nica décerné par Ars Electronica, une des plus importantes reconnaissances dans le domaine des arts numériques. En 2019, il publie aux Presses du réel le livre Sur le diapason qui clôt le cycle d’œuvres frequencies. Cette même année, son objet audiovisuel intitulé structures infinies est nominée et exposée à Londres dans le cadre des Aesthetica Art Prize. Depuis mai 2025 et ce jusqu’en septembre 2026, son œuvre phare, l’installation frequencies (light quanta) est exposée au ZKM | Zentrum für Kunst und Medien en Allemagne. Une copie de cette même oeuvre fait également partie de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).
Depuis plus de deux décennies, son travail en performances et installations sonores est d’ailleurs présenté aux quatre coins du monde dans des institutions telles que Ars Electronica (Autriche), Sónar (Espagne), Mutek (Canada), DotMov Festival (Japon), L.E.V (Espagne), ZKM (Allemagne) et Transmediale (Allemagne).
MYRIAM BOUCHER
Compositrice sonore et visuelle, Myriam Boucher est professeure/chercheure à l’Université de Montréal. Son travail sensible et polymorphe explore la relation intime entre musique, son et image, par la performance audiovisuelle, le VJing, la musique d’ensemble et des projets in situ. Ses activités de recherche-création intègrent composition, improvisation, écoute profonde, écologie du son et immersion. Ses recherches portent sur la perception d’œuvres audiovisuelles et de concerts multidisciplinaires réunissant son, musique, image et musicien·nes, dans la perspective que l’art puisse transformer le réel et engendrer de nouvelles formes de représentations sensibles.
MÉLANIE BOURRASSA
Mélanie a obtenu un Prix avec Grande Distinction du Conservatoire de musique de Québec, un doctorat en interprétation et elle s’est perfectionnée en Europe et à Chicago. Mélanie enseigne à l’Université Laval et au Cégep de Ste-Foy, elle est artiste Buffet-Crampon et artiste Silverstein. Elle se produit régulièrement avec l’Orchestre Symphonique de Québec, à l’Orchestre Symphonique de Montréal, aux Violons du Roy, à l’Orchestre Métropolitain, entre autres, et à travers le Canada, aux États-Unis et en Europe.
Elle est boursière du Conseil des Arts et Lettres du Québec, du Domaine Forget, de la Guilde des Musiciens (AFM), elle a remporté la première place au concours de musique du Canada en musique de chambre ainsi qu’un Prix Opus en 2015. Elle a participé à plusieurs jurys dont au CALQ et au Concours de musique du Canada. Mélanie a fondé l’association canadienne de clarinette basseet dirige le centre canadien d’excellence en clarinette basse.
DAVID CAULET
Il est saxophoniste de formation et son parcours artistique l’a amené à explorer plusieurs cultures musicales. Ska, punk, salsa, funk dans les années 1990, puis le jazz, les musiques improvisées et les musiques électroniques au tournant des années 2000. Fortement guidé par l’improvisation, son travail de création est influencé par ces divers courants et navigue autour de cette croisée des chemins musicaux. Au travers de plusieurs projets, il collabore et enregistre avec divers musiciens tels que J.F. Oliver, O. Lété, C. Lété, D. Fournier, R. Bottlang, R. Charmasson, G. Pansanel…
Aujourd’hui basé à Montréal, il suit le programme de doctorat « Composition et création sonore » à l’Université de Montréal et, ces dernières années, il se consacre presque exclusivement à la musique électronique et à la composition .

Nicolas Bernier Crédit : Isabelle Gardner

Mélanie Bourassa Crédit : Atwood

Myraim Boucher Crédit : Pierre-Luc Lecours

David Caulet Crédit : Thomas Bernardet