Akousma
Festival international des musiques numériques immersives
Concerts à venir !
10 septembre 2026
ÉLECTROCHOC Nº 1
Musiques expérimentales à l'ONF
11 septembre 2026
Concert immersif au parc
11-12 septembre, 17-18 octobre et 13 novembre 2026
Concert augmenté
21-22-23 octobre 2026
Festival Akousma : Soirée 1 — Soirée 2 — Soirée 3
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10 septembre 2026
ÉLECTROCHOC No 1
Musiques expérimentales à l’ONF : de Norman McLaren à Francisco Lopez
Talk 19h30 / Projection 20h
4750, Av. Henri-Juilien
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Frédéric Savard
CommissaireFrédéric Savard est un musicien, archiviste et programmateur indépendant qui s'intéresse à l'intégration de documents d'archives dans les créations audiovisuelles contemporaines. Son intérêt pour l'histoire, la musique et le cinéma lui ont permis d'être programmateur invité à la Cinémathèque québécoise, au festival JazzAhead en Allemagne ainsi qu’aux festivals Suoni Per Il Popolo et Pop! Montréal au cours des dernières années. Il travaille présentement à l’Office national du film du Canada en plus de poursuivre ses activités de programmateur indépendant.
Programme
Les musiques expérimentales issues des studios de l’Office national du film du Canada demeurent à ce jour encore trop peu connues, et ce malgré leur importance historique. Mis à part le travail de Norman McLaren qui bénéficie d’une réputation internationale, les trames sonores originales conçues à l’ONF par différents réalisateurs et compositeurs constituent un trésor archivistique rarement diffusé.
Ce programme spécial réunissant onze œuvres originales, présentées de façon chronologique, a été conçu afin de mettre en lumière les innovations techniques développées à l’ONF au fil des dernières années, que ce soit en matière de musique concrète, électronique ou électroacoustique. Vous y entendrez des compositions originales de Norman McLaren, Pierre Hébert, Alain Clavier, Jean Sauvageau, et Francisco Lopez, pour ne nommer que ceux-là.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour les cinéphiles amateurs d’avant-garde et d’innovations techniques audiovisuelles.
1. Mosaïque - ONF ( 1965 – Norman McLaren – 5’)
2. Test 0558 - ONF (1965 – Maurice Blackburn – 5’)
3. Op Hop - Hop Op - ONF (1966 – Pierre Hébert – 4’)
4 .Autour de la perception - ONF (1968 – Pierre Hébert – 16’)
5. Dimension soleils - ONF (1970 – Gilles Tremblay – 4’)
6. Ordinateur (1970 – Jean Sauvageau – 7’)
7. Modulo : variations sur un design - ONF (1973 – Alain Clavier – 7’)
8. Variations graphiques sur Télidon par Pierre Moretti - ONF (1980 – Alain Clavier – 7’)
9. Rectangle et rectangles - ONF (1984 - Normand Roger – 8’)
10. Mamori - ONF (2010 – Francisco Lopez – 8’)
11. Sans objets - ONF (2019 - Martin Tétreault et cie. – 6’


Frédéric Savard, crédit : M. T.

Norman McLaren, crédit : O.N.F.

Pochette de disque conçu par Norman McLaren (1977), crédit : O.N.F.
11 septembre 2026
Concert immersif au parc
Parc Médéric-Martin - 5@7
Deux cocréations sonores réalisées avec des résident·es de Rosemont et les artistes Florence-Delphine Roux et Lou Raskin

À la découverte des musiques numériques
Dans le cadre du programme Participation culturelle dans les quartiers de la Ville de Montréal, le Festival Akousma à réalisé à l’hiver 2026 un projet de médiation des musiques numériques immersives au centre des Loisirs récréatifs et communautaire de Rosemont (LRCR). Nous avons invité deux artistes sonores de la scène montréalaise - Florence-Delphine Roux et Lou Raskin -, à réaliser une série d’ateliers de cocréation sonore avec les résident·es du quartier Rosemont-La-Petite-Patrie. qui culmineront par la présentation des deux pièces en concert dans des parcs de Montréal.
Ce projet a comme double objectif de faire découvrir les musiques numériques par l’expression citoyenne tout en faisant découvrir la médiation de la musique à deux artistes sonores. Les artistes ont été accompagné·es par la coordinatrice à la médiation d’Akousma durant tout le projet.
Florence-Delphine Roux
Florence-Delphine Roux est une artiste numérique et sonore originaire de la ville de Québec et basée à Tiohtià:ke / Mooniyang /Montréal. Son travail explore le croisement entre l’art, la science et la technologie, avec une orientation vers le médium radiophonique. Ses créations se manifestent sous forme d’expériences d’écoute, d’installations sonores immersives, de performances, de vidéos d’art et d’œuvres radiophoniques.“ Porté par une pratique liée au son, qui trouve en particulier sa source dans une matière emmagasinée à partir d’enregistrements effectués en grande partie en extérieur, la travail de Florence-Delphine Roux tient pour beaucoup d’une réflexion basée sur la possibilité de joue avec des textures non perceptibles de manière rétinienne, des champs électromagnétique notamment, participant ainsi d’une perturbation du réel. »
Texte de Frédèric Bonnet
︎ | Linktree
Le voyage hertzien d’un écureuil (5”20)
À partir de radios sensibles aux champs électromagnétiques, fabriquées lors de l’atelier Radiosphère, cette création collective nous entraîne dans un monde où les fréquences hertziennes deviennent matière à rythme et à imaginer.
Nous suivons l’étrange voyage d’une petite créature qui traverse différentes stratifications de paysages sonores, de textures électriques et de fréquences imperceptibles.

Lou Raskin
Lou est un artiste qui s'intéresse à l'espace et au son. Depuis près d'une décennie, Lou travaille comme musicien, concepteur sonore, archiviste et compositeur. Son pseudonyme musical, Man Happens, a sorti un premier album en 2025 intitulé Outside Head Dance. Lou est également l'un des guitaristes et des forces créatives derrière Museums. Grâce à ces projets collaboratifs, Lou s'est spécialisé dans l'enregistrement sur le terrain et dans une approche musicale de la conception sonore ambiante.Il est titulaire d'une maîtrise en études des médias de l'université Concordia, où il a mené des recherches sur les positions d'écoute dans l'écologie sonore. Au-delà de l'enregistrement, il a animé des ateliers sur l'écoute écologique et donné des cours sur la production.
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Monde caché (8”48)
Monde caché est une exploration du temps et de l'espace caché : des mondes invisibles et des couches sonores qui existent constamment mais passent souvent inaperçues. La composition est directement influencée par ce processus d’enregistrement avec des micro contacts faits à la main. Des hauteurs étranges et non musicales donnent à la pièce un timbre singulier et microtonal qui renforce l’idée d’une exploration imperceptible. Grâce aux micros contacts, nous avons prêté attention aux vibrations traversant arbres, poteaux, chaînes de vélo, flaques d’eau, neige, didgeridoos, kalimbas et guitares acoustiques. Ces mondes cachés révèlent une multitude d’univers sonores, comme des mondes moléculaires observés au microscope.

Concert Augmenté
« Le concert augmenté » est un projet pionnier de recherche-création qui prévoit, pour la première fois de manière structurée, l’utilisation des nouvelles technologies audio — en particulier les écouteurs à conduction osseuse — dans le contexte du concert de musique électroacoustique.
5 concerts - 3 lieux !
Informations supplémentaires en cliquant sur l’affiche.
Festival Akousma
On vous donne rendez-vous pour l’édition 2026 du festival (Akousma 22), les 21, 22et 23 octobre prochains.
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Programmation
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21 octobre 2026
Soirée 1 -
20h
Bloc_1
1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
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Concours de composition JTTP 2026
Le concours Jeu de temps / Times Play de Communauté électroacoustique canadienne (CEC) met en valeur de nouvelles œuvres électroacoustiques produites par des compositeurs, compositrices et artistes sonores, jeunes ou émergent.e.s, du ou vivant au Canada.

Alex Brisson (ca)
Programme
A a Ba A ɓA Bɐ (2026) 8’
Cette pièce fut composée de matériaux sonores issus principalement de synthèse rétroactive (feedback), où le résultat de la synthèse intervient comme agent causal sur sa propre origine. Cette technique est particulièrement intéressante pour la génération d’objets sonores aux spectres riches. La pièce explore une écriture causale et franche, où les impulsions déclenchent des stases, des phrasés, des suspensions, des surprises.
Le concept de rétroaction est également présent dans la structure organisationnelle de la pièce. Au départ, les motifs semblent singuliers et éclectiques, mais rapidement deviennent récurrents, se répètent sous de nouvelles fonctions, annoncent une section future, reviennent transformés. Des sections précédentes sont réimprimées, fusionnées, pour créer des entités familières du passé, créant ainsi une mémoire interne de l’œuvre en constante variation. Ce type de rétroaction, affectant le début par la fin et la fin par le début, trouve sa finalité ambiguë par ce que nous semblons déjà avoir entendu.
Le titre fait allusion aux formes musicales traditionnelles employant des structures à répétition.

Concours de composition Petites Formes 2026
Le concours de Composition en Musique Acousmatique petites formes 2026 est organisé dans le cadre d’un échange culturel entre Taiwan, le Japon, le Canada et la France, il vise à promouvoir la musique acousmatique, ainsi qu’à encourager les jeunes compositeur·rice·s de cette musique au Canada, en Espagne, en France, au Japon et à Taiwan.
Akousma présente la lauréate candienne du concours.
La liste complète des gagnant.e.s du concours est disponible : ici.
Melanie Zhou (ca)
Melanie Zhou est une compositrice et pianiste canadienne basée à Montréal, actuellement étudiante en composition à l’Université McGill. Sa pratique explore les passages entre son acoustique, électroacoustique et hybride, où timbre, geste et spatialisation deviennent des matières de composition.Elle s’intéresse particulièrement à la perception sonore et aux transformations du son, dans un travail nourri par le dialogue avec les interprètes et l’expérimentation en répétition. Elle a étudié la composition auprès de Philippe Leroux, Jean Lesage, Melissa Hui, Chris Paul Harman, Eliot Britton et Félix Frédéric Baril. En 2026, Inter Mentes: A Lament a été lauréate de la catégorie A du concours international petites formes, à Paris.
Programme
Inter Mentes: A Lament (2025) 6’09”
Elle est une œuvre électroacoustique inspirée du poème Lament de Bert Meyers. Ses trois sections suivent les strophes du poème et explorent la mémoire, la perte et la conscience du passage du temps.
La première section évoque l’absence d’un être disparu à travers des matériaux graves issus de synthétiseurs et d’enregistrements transformés d’objets du quotidien. Leur répétition et leur mouvement spatial suggèrent une conversation intérieure entre les vivants et les disparus.
La deuxième se tourne vers le souvenir de l’enfance, sa vulnérabilité et son innocence. Des gestes aigus et des sonorités cristallines évoquant des cloches et la lumière de la lune font émerger un sentiment à la fois d’intimité et de distance.
Enfin, la dernière section s’inspire des vers: « The same clouds come and go; the same bird sings or flies. » Des textures instables et des fragments de la matière initiale se transforment progressivement avant de s’effacer, laissant quelques traces sonores – comme une mémoire qui demeure tout en relâchant son emprise.

Crédit photo : Meng Meng
Diego Bermudez Chamberland et Xavier Ménard (ca)
Diego Bermudez Chamberland est un artiste sonore latino-québécois dont la pratique se déploie à l'intersection de la composition, de la performance musicale en direct, du mixage et de la conception sonore. Il développe actuellement le potentiel sonore de la céramique par le façonnage d'instruments hybrides et l'exploration de leurs timbres par traitement audionumérique. Ses projets expérimentaux mobilisent des dispositifs hybrides alliant l'acoustique et le numérique, à la croisée des arts numériques, de la lutherie expérimentale et de la musique électronique. Engagé dans la transmission des savoirs, il participe à des activités de médiation et d'enseignement. Xavier Ménard : Xavier Ménard est un compositeur et artiste sonore montréalais diplômé en musiques numériques de l'Université de Montréal. Sa pratique explore les dispositifs électriques comme les interrupteurs et les oscillateurs pour faire naître des textures à la croisée de l'organique et de l'industriel. Son travail se déploie à travers la performance, l'installation interactive et le développement d'outils de composition web.
Programme
Palabras pour cette DOUCE violence
Soy viento y machina (2026) 20’00”
Au moyen de dispositifs sonores en céramique fabriqués à la main et de générateurs sonores électromécaniques, les deux artistes déploient pour Akousma une versio multicanale de cette nouvelle performance qui dialogue entre geste instrumental, traitement audionumérique et spatialisation.
L'œuvre puise dans l'image du vent d'hiver cette force à la fois douce et brutale, familière et imprévisible. Une métaphore des souvenirs qui surgissent dans une vie sans qu'on les ait appelés. Elle interroge la difficulté réelle de s'exprimer et d'existe dans la différence, et comment ces expériences nous contraignent parfois à devenir une sorte de machine pour survivre.
Soy viento y machina
Comme une machine s’a run à 200 km/h sur l’autoroute des rêves
Soy sueno
Comme un rêve qui navigue la chair
Respire
Como un viento que habla la verdad
Soy viento y machina
Une machine fluide para vivir
Vie de brume et d’eau
Pura vida comme qu’y disent le monde

Crédit photo : Diego Bermudez Chamberland
Simon Laroche (ca)
Simon Laroche produit des œuvres transdisciplinaires couvrant les champs de la robotique, de l’électronique, de la vidéo, de l’audio et de la performance. Il a développé une approche critique et expérimentale de l’hybridation des systèmes artificiels, biologiques et sociaux autour de la construction des réalités sociales et psychologiques.Ses recherches actuelles portent sur la transcopie, la dissociation et la commodification. Depuis 2003, ses oeuvres sont présentées dans d’importants festivals, biennales et musées (Ars Electronica, ISEA, Elektra, la Villette, MACM, Némo, Wro, FILE) à Paris, Londres, Bruxelles, Budapest, Leipzig et ailleurs en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et dans les Amériques. Il est co-fondateur de Projet EVA.
https://simonlaroche.art/
Programme
Primum Mobile (2026) 10’
Primum Mobile est une œuvre sonore et cinétique composée d’un rotor auquel est fixé un ensemble de anches métalliques vibrant selon différents schémas d’activation. Arrimée au plafond et tournoyant rapidement au-dessus du public, l’installation produit, de manière machinique, cyclique et répétitive, des turbulences aériennes et acoustiques. Les bourdons émis par l'objet et leurs textures évoquent une omniprésence systématisée des technologies informatiques engageant à la fois une part de fascination et d’appréhension. Semblant planer au-dessus du public, l’oeuvre suggère la présence panoptique d’un drone en action.
L’oeuvre emploie des structures harmoniques simples qui évoluent lentement, de manière cyclique et répétitive, allant à certains moment jusqu’au bruit. En étant concrètement spatialisées par un dispositif mécanique, les anches engendrent un ensemble complexe de résonances et variations microtonales. La simplicité linéaire de l’objet en mouvement, qui transforme son espace d’accueil en un territoire ondulatoire pouvant être navigué, n’est pas sans rappeler certains pans de la sculpture minimaliste qui engagent pleinement le lieu en sollicitant une réception active et spatiale, à distance d’une contemplation passive et désincarnée.
Dans le cadre d’Akousma, l’œuvre, d’abord conçue comme une installation présentée dans l’obscurité, fait l’objet d’une adaptation spécifique pour la soirée : amplifiée, elle se transforme en outil de performance.
Crédit photo : Emem Etti
Crédit : David Wong
21 octobre 2026
Soirée 1 -
Bloc_2

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
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Manuella Blackburn (gb)
Manuella Blackburn est compositrice de musique électroacoustique se concentrant en musique acousmatique. Elle a étudié la musique à The University of Manchester (Angleterre, Royaume-Uni) complétant un doctorat en composition électroacoustique sous la direction de Ricardo Climent en 2010.Sa musique se concentre sur des détails complexes et sur le regroupement et l’arrangement minutieux de petits sons dans des univers sonores clairs et polis. Ses enregistrements sonores d’objets, d’environnements et d’instruments quotidiens deviennent de nouvelles pièces par la transformation de l’ordinaire en fantastique.
La musique de Manuella Blackburn a été entendue dans plusieurs concerts, festivals, conférences et expositions en Allemagne, en Argentine, en Belgique, au Brésil, au Canada, au Chili, en Corée, au Costa Rica, à Cuba, en Espagne, aux États-Unis d’Amérique, en France, en Italie, au Japon, au Mexique, au Portugal et en Suède.
Programme
Liste des œuvres
• Home Truths (2023) 7’00
• Microplastics (2021) 8’00
• Landline (2018) 9’33
• Train of thought (2025) 8’45
Home Truths (2023) 7’00”
Les interruptions dominent cette composition. Elles prennent la forme de pauses, d’arrêts brusques, de moments interrompus et de souffles retenus. Elles évoquent les nombreuses interruptions qui ponctuent mon quotidien, qu’il s’agisse du travail, des activités ou du processus de composition.
Les interruptions sont des états temporels où la continuité est suspendue, puis reprise une fois l’événement perturbateur terminé. Dans cette œuvre, elles deviennent l’événement principal : des points de convergence et des occasions d’explorer le potentiel créatif de ces situations habituellement perçues comme indésirables.
La composition met en scène différents types d’interruptions, révélant les contrastes entre celles qui s’intègrent harmonieusement au déroulement de l’œuvre et celles qui, au contraire, menacent ou brisent brutalement la continuité du son.
Cette exploration créative de l’interruption s’inscrit dans l’univers de la vie domestique et des sons de la maison. Ceux-ci racontent une histoire qui évoque les ruptures du flux quotidien, l’expérience d’habiter longtemps un même lieu et tout ce que cette réalité implique.
Microplastics (2021) 8’00”Microplastics est une œuvre acousmatique composée exclusivement à partir de sons de matières plastiques. La plupart de ces sons proviennent de déchets ménagers courants (contenants de lait vides, bouteilles, pailles, couvercles, pellicules plastiques et emballages).
D’autres enregistrements ont été réalisés au Manchester Education Centre et au Materials Recovery Facility de Sharston (Angleterre), où j’ai pu observer les procédés de tri et de séparation des plastiques effectués par la machine Aladdin. Cette visite a offert une vision saisissante de l’ampleur monumentale des déchets plastiques. Cette réalité est évoquée au milieu de l’œuvre par un enregistrement brut, non traité, captant le déversement de déchets plastiques formant une montagne colossale aux proportions presque inimaginables.
À ces matériaux s’ajoutent des sons produits à partir de microplastiques recueillis sur la côte sud de l’Angleterre, avec l’aimable collaboration de Rob Arnold, artiste visuel et spécialiste du nettoyage des microplastiques. Ces fragments, dont le diamètre ne dépasse pas 5 mm, sont constitués de résidus usés d’anciens objets en plastique (couvercles, éclats, tubes, rebords et bandes), ainsi que de nurdles (granulés plastiques industriels) et de bio-billes. Ces particules représentent une menace écologique majeure pour la faune marine et les écosystèmes. Les nurdles, utilisés comme matière première dans la fabrication des produits plastiques, se répandent fréquemment dans les milieux aquatiques à la suite de déversements accidentels lors de leur transport. Les bio-billes, quant à elles, rejoignent les océans notamment par l’intermédiaire de certains systèmes de filtration des eaux usées. Ces minuscules particules sont souvent confondues avec de la nourriture par les oiseaux et les organismes marins.
Cette œuvre explore l’univers sonore de cette pollution catastrophique et des innombrables débris microscopiques de plastique qui habitent désormais notre planète.
Landline (2018) 9’33”
Je garde des souvenirs très vifs du téléphone fixe de la maison où j’ai grandi. C’était un ancien modèle noir brillant à cadran rotatif, posé sur sa propre petite table, accompagné d’un annuaire et d’un bottin téléphonique, le tout installé dans le hall d’entrée.
En grandissant, le téléphone de la maison a changé de taille et de forme. Le cadran rotatif a laissé place aux touches à fréquences vocales, puis est venu le téléphone sans fil, libérant enfin l’utilisateur de son emplacement fixe.
Il y a quelque temps, je me suis rendu compte que je n’avais pas utilisé mon téléphone fixe depuis longtemps. Il était tombé derrière un meuble et s’était couvert de poussière. Lorsque je l’ai repris en main, il m’a paru étrangement familier, et les sons qu’il produisait ont éveillé ma curiosité pour cet objet domestique aujourd’hui presque disparu.
Je me suis particulièrement intéressé à la tonalité de numérotation (dial tone) et j’ai découvert qu’elle n’était pas la même d’un pays à l’autre. Pour plusieurs de mes proches et amis non britanniques, sa hauteur évoquait une véritable signature sonore culturelle, capable de leur rappeler instantanément leur pays d’origine. Au Royaume-Uni, cette tonalité est constituée de deux ondes sinusoïdales de 350 Hz et 450 Hz, tandis qu’en Amérique du Nord, elle résulte de la combinaison de 350 Hz et 440 Hz.
Dans cette œuvre, j’explore le téléphone fixe dans toute sa richesse sonore, en cherchant à recréer et à réimaginer les sons du tout premier téléphone dont je garde le souvenir, celui de la maison de mon enfance.
Train of thought (2025) 8’45”
Des pensées morcelées en fragments disjoints. Les distractions, les changements de plan et le chaos du multitâche viennent rompre la continuité de mes idées.
Cette œuvre cherche à saisir quelque chose dans son intégralité — le passage d’un train, une promenade, une idée musicale — puis à l’interrompre brutalement, avant qu’il n’atteigne son terme ou ne suive son cours naturel. Ces trajectoires inachevées et ces sons soudainement interrompus deviennent une métaphore de ma façon de penser, constamment détournée par les sollicitations du quotidien.
Le temps de concentration ininterrompu et l’espace nécessaire à la création semblent désormais appartenir à un passé lointain. En façonnant des interruptions, l’œuvre fait émerger des pauses, des arrêts et des collisions avec le silence, afin de révéler et de célébrer ces découpes du son.
Cette œuvre a été commandée par la DEGEM dans le cadre du Thomas-Seelig-Fixed-Media-Preis 2025.

Chantal Dumas
Chantal Dumas nous a malheureusement quittés en 2026. Akousma a souhaité saluer sa mémoire en invitant deux de ses proches collègues et ami·e·s, Christian Calon et Magali Babin, à interpréter trois de ses œuvres, afin de célébrer la richesse et la singularité de son univers sonore.Née à Drummondville (Québec), Chantal Dumas est une artiste sonore et créatrice radiophonique dont la pratique s’étend également à l’installation, à la narration et au design sonore. Formée en rythmique Jaques-Dalcroze à l’Université Laval, puis en médias interactifs à l’UQAM, elle développe depuis les années 1980 une approche où le microphone, l’écoute et les enregistrements in situ sont au cœur de sa démarche.
Ses œuvres explorent des thèmes tels que le temps, l’espace, le territoire et l’écoute, en intégrant souvent la cartographie comme principe de composition. Elles accordent également une place importante à la voix, à l’immersion et à la participation du public. Son travail a été diffusé par de nombreuses radios internationales (BBC, ABC, Deutschlandfunk Kultur, Radio-Canada, entre autres) et présenté dans de nombreux festivals, musées et lieux d’art au Canada, en Europe et aux États-Unis.
Collaborant régulièrement avec des artistes issus de la danse, de la poésie, des arts visuels et de la performance, Chantal Dumas a reçu plusieurs distinctions, dont les Prix Opus, le Concours international Phonurgia Nova et le Prix Bohemia Radio. Boursière du CALQ et du Conseil des arts du Canada, elle a effectué des résidences à New York et à Paris, présidé le jury de Phonurgia Nova et fait l’objet, en 2019, d’une importante publication bilingue consacrée à son parcours artistique.
Programme
Jouer avec le feu (2006) 6’05”
Spatialisé par Magali Babin
Battements, souffles, craquements, pulsions. Autant de signes de vie et de mort, et autant de sons qui naissent, se propagent et s'éteignent.
Chaque son est quelque part une fiction, une histoire de vie et de mort.
Avec des éléments de la sonothèque gratuite Freesound et en particulier des contributeurs Acutescream, Cfork, Emmanuel, Fonogeno, Greyseraphim, Jovica, Cyril Laurier, Leady, Luffy, Lunardrive, Suonho et Victorcenusa.
S/T/W/T (2006) 10’00”
Spatialisé par Magali Babin
«Dans un fourmillement stellaire, la ville en suspension, un monde réduit à son rayonnement et crevé de trous noirs d’où s’échappent le sommeil des hommes, les rêves, les cauchemars, les insomnies, les quarts de nuit, les crimes.» — Jean-Luc Nancy, la ville au loin.
S/T/W/T fut créée dans le contexte du projet collaboratif Montreal Sound Matter réunissant huit artistes sonores. La règle du jeu était l’utilisation d’une banque de sons commune constituée d’enregistrements in situ (field recordings) à Montréal. «Loin de la carte postale, ce portrait sonore propose une vue abstraite de Montréal composée de fragments modelés ou métamorphosés. À travers ces lieux devenus non-lieux plus ou moins méconnaissables, s/t w/t livre une émotion de la ville.» — Esther Bourdages
Migration océane (remix 1997) 18’36”
Spatialisé par Christian Calon
Le PARFUM DES FEMMES
Le recueil Le parfum des femmes , qui comprend Migration océane et d’autres nouvelles, met de l’avant des histoires centrées sur le thème de la migration. Chacune des nouvelles fait état d’un déplacement impliquant l’Homme et/ou la nature.
La migration des eaux froides atlantiques est mise en parallèle avec la traversée d’une femme qui quitte l’Europe pour rejoindre le continent américain.
Le parfum des femmes a remporté le 1er prix au Concours international de musique électroacoustique EAR’97 de la radio hongroise (Budapest, Hongrie) ainsi que le 1er prix au Concours international de création radiophonique de Phonurgia Nova (France) en 1997.
Crédit photo : Veronica Mockler
22 octobre 2026
Soirée 2 -
20h
Bloc_1

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
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Futur Antérieur
Chez AKOUSMA, nous aimons présenter des œuvres pionnières du répertoire, ce qui nous a notamment amenés, lors de la précédente édition, à revisiter l’œuvre de Daphne Oram (1925-2003).Cette année, nous plongeons dans la musique de Forbidden Planet, grand classique de la science-fiction qui fête ses 70 ans ! Composée en 1956 par Bebe et Louis Barron, cette musique nous ramène à un « futur antérieur », une époque où tout semblait encore possible et où le futur paraissait être à notre porte.
Bebe et Louis Barron
« Bebe et Louis Barron occupent une place singulière dans l’histoire de la musique électronique. Installés à Greenwich Village à la fin des années 1940, ils commencent à expérimenter avec le magnétophone à bande, transformant les sons par accélération, ralentissement, inversion et montage. Louis conçoit parallèlement des circuits électroniques à tubes générant des sonorités inédites, que Bebe organise et transforme par le travail sur bande. Proches de la scène avant-gardiste new-yorkaise et notamment de John Cage, ils développent ainsi une approche radicalement nouvelle de la composition électronique.En 1956, ils réalisent la trame sonore de Forbidden Planet, l’une des premières grandes productions hollywoodiennes à confier l’ensemble de son univers musical à des sons entièrement électroniques. Louis génère les matières sonores à partir de circuits qu’il pousse parfois jusqu’à leur destruction, tandis que Bebe les monte, les transforme et les organise sur bande magnétique.
Dans Forbidden Planet, la frontière entre musique et effets sonores disparaît : bips, glissandi, grondements et textures électroniques constituent à la fois l’environnement sonore du film et sa musique. Le caractère radical de cette approche est tel que le syndicat des musiciens refuse alors de reconnaître leur travail comme une musique de film. Les Barron sont ainsi crédités au générique pour leurs « electronic tonalities ».
Bien avant la généralisation des synthétiseurs, Bebe et Louis Barron créaient ainsi, à partir de circuits électroniques rudimentaires et de bandes magnétiques, un univers sonore qui allait devenir l’un des jalons majeurs de l’histoire de la musique électronique au cinéma ».
Extrait d’un texte de l’historien des sciences Dr. William B. Ashworth disponible : ici
Programme
Forbidden Planets extraits (1956) 15’

Affiche publicitaire du film (1956)

Bebe et Louis Barron dans leur laboratoire sonore à Greenwich Village, photographie, sans date (independent.co.uk).
Felix Deufel (de)
Felix Deufel est un artiste sonore et écologue acoustique dont le travail se concentre sur le son spatialisé, l’écoute spatiale et les relations entre paysages sonores, société et environnement.À travers ses recherches de terrain et ses expéditions, il explore les enjeux environnementaux liés aux écosystèmes et à l’influence humaine à l’ère de l’Anthropocène. Il étudie notamment les paysages sonores de territoires tels que l’Himalaya, les forêts tropicales et subtropicales, la calotte glaciaire du Groenland et le monde sous-marin de l’Arctique.
Sa pratique englobe installations, compositions, performances et recherches de terrain, souvent dans une approche collaborative et interdisciplinaire mêlant musique, danse, performance et cinéma.
Fondateur de Not a Number Studio, spécialisé en audio 3D, Felix Deufel a également fondé en 2020 le Center for Immersive Media Art, Music and Technology (ZiMMT) à Leipzig, un espace consacré à la création, à l’expérimentation et à la diffusion des arts médiatiques immersifs et du son spatialisé.
Programme
LOST IN LIQUID NOISE (2023-2026) 20’
Chaque jour, le Groenland perd 600 millions de tonnes de glace. Une réalité difficilement perceptible — nous l’avons rendue audible.
Lost in Liquid Noise est une œuvre audio 3D multicanale entièrement composée à partir d’enregistrements de terrain réalisés par Felix Deufel au cours de deux expéditions dans l’Arctique (2023–2024) : vêlage des glaciers, eaux de fonte sous-glaciaires, tremblements de glace, systèmes de moulins glaciaires, captations sous-marines sous les mers gelées, icebergs à la dérive, présence de baleines et première floraison printanière du plancton.
Spatialisée sur un dispositif tridimensionnel de haut-parleurs, l’œuvre fait voyager l’auditeur à travers des textures sonores en constante évolution, allant de microdétails cristallins à d’impressionnantes ruptures glaciaires. Le bruit agit ici à la fois comme matière physique et comme métaphore : surcharge environnementale, transformation continue, perte de contrôle.
En l’absence de repères visuels, le son devient à lui seul le moteur narratif, brouillant les repères spatiaux et plongeant l’auditeur dans un état d’écoute profonde. Le changement climatique devient ainsi perceptible, non pas par l’explication, mais à travers une expérience spatiale, physique et sonore directe.


Crédit photo : Nina Buttendorf

Christine Groult (fr)
Christine Groult inscrit son travail dans la recherche d’une musique électroacoustique expressive, attentive au potentiel poétique des sons et à leur pouvoir d’évocation. Sa composition prend souvent appui sur l’observation de phénomènes physiques, de matières, de mouvements ou de transformations. Par le jeu des images et des métaphores, ces expériences du monde extérieur deviennent des modèles de pensée qui entrent en résonance avec l’expérience la plus intime de l’humain, ses affects et les forces qui le traversent et le mettent en mouvement. C’est dans ce passage du concret au symbolique, dans un va-et-vient entre le sensible et la pensée, que se construit son écriture. Son goût pour les lieux porteurs d’imaginaire l’a également conduite à concevoir des œuvres et des scénographies sonores in situ. Ses œuvres sont régulièrement jouées en France et à l’étranger. »Formée au Groupe de Recherches Musicales (GRM) de Radio France auprès de Pierre Schaeffer, au Conservatoire expérimental de Pantin, ainsi qu’en musicologie et linguistique à la Sorbonne, Christine Groult a été assistante au département de pédagogie de l’IRCAM, de 1976 à 1986. Après avoir dirigé le studio de musique électroacoustique du Conservatoire de Chalon-sur-Saône de 1985 à 1990, elle a enseigné la composition électroacoustique au CRD de Pantin jusqu’en 2015.
Programme
Eaux mêlées (2021) 30’
Commande/résidence du Logelloù, centre d’exploration et de création en Côtes d’Armor, Bretagne. Création en septembre 2021 sur le site remarquable du Yaudet au bord de l’estuaire du Léguer.
L’union intime de la terre et de la mer caractérise l’ambiance des côtes d’Armor (Bretagne). Il est impossible de distinguer avec netteté la limite entre la terre et la mer, entre les éléments solides et fluides. Les rochers, la mer, la rivière, l’estran, les herbues... s’articulent entre eux, la mer entre dans les terres par les estuaires.
Un voyage méditatif imprégné de l’odeur de l’estuaire et de ses eaux mêlées, celle de la vase, de la matière primordiale.
Avec des sons de nature de Marc Namblard (audio-naturaliste) et des sons enregistrés avec Noëlle Deffontaines (danseuse), Benjamin Dousteyssier (saxophone), Lê Quan Ninh (percussion).

Crédit photo : Philippe Ollivier
22 octobre 2026
Soirée 2 -
Bloc_2

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Achat de billets
Roxanne Turcotte (ca)
Compositrice et conceptrice sonore, son esthétique musicale repose sur un art d’intégration à caractère cinématographique qu’elle nomme cinémasonie. Roxanne Turcotte participe aussi à la création et à l’exécution de musique pour la télé, le cinéma, la radio, la scène, le web et les arts du cirque, ainsi qu’à la création d’installations sonores, musicales et visuelles. Elle est appelée à faire partie de jurys en composition et donne des formations, conférences et ateliers de composition. Roxanne Turcotte travaille aujourd’hui à la réalisation d’intégrations d’installations sonores au jeu en direct avec support multicanal. Initialement formée en piano au Conservatoire de musique de Montréal, elle se spécialise en composition et en technologie musicale sous la direction de Marcelle Deschênes et de Francis Dhomont et devient en 1988, la première femme, à obtenir un diplôme d'études supérieures en composition électroacoustique de l’Université de Montréal.
La musique de Roxanne Turcotte a reçu plusieurs prix et distinctions aux EU, en France et au Canada). En 2021 la SOCAN lui a décerné le Prix Jan-V-Matejcek de nouvelle musique classique. Son travail électroacoustique a été présenté dans plusieurs festivals et concerts internationaux. Roxanne Turcotte a été membre du Comité artistique (2016-2021) de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) et est membre des conseils d’administration du CMC Québec (2016-) et du Groupe Le Vivier (2021-).
Programme
Artéfacts (2024-2026) 13’45’’
Lancement du disque Sillages sur empreintes DIGITALes
https://electrocd.com/fr/album/6828-roxanne-turcotte-sillages
Microcosme introspectif. Des sons cachés viennent d’objets usuels, d’êtres vivants dotés d’une grande pérennité ou de captures hétéroclites prises durant mes voyages (Seychelles, Nouvelle-Zélande) et dans des endroits de prédilection et d’observation lors de mes promenades.
Coléoptères, diptères et hémiptères nous ont devancés il y a déjà très longtemps en laissant des empreintes écologiques indélébiles. J’entends une cigale tout près qui me fait réfléchir sur des lieux et toute une existence passée. La première apparition de la cigale remonte à 264 millions d’années. Celle-ci est adoptée par les Grecs de l’Antiquité pour son chant. Bien cachée et masquée dans son refuge, la larve enfouie sous terre peut attendre dix-sept ans avant d’émerger, selon le lieu, mais elle meure très rapidement lorsque démasquée. Cela en dit beaucoup sur sa longévité et les civilisations de l’époque. À l’aide d’une membrane vibrante, elle produit des sons pouvant atteindre 100 décibels. Je suis fascinée.
Tout comme les cigales, les souvenirs ressemblent à des fossiles. Ils représentent des histoires vécues, des situations sociopolitiques, des objets fabriqués par les humains, mais surtout des circonstances et des tournants aléatoires de la vie. Saurez-vous reconnaître, dans cette musique, quelques témoins de cette vie sur terre?
Différentes sections de l’œuvre sont séparées par des pauses symboliques, illustrées par la voix du comédien Laurent Poitrenaux. Elles servent de respirations structurelles de l’œuvre et sont témoins d’une culture et d’une vision de notre vitalité. Des traces parfois inquiétantes, rassurantes ou réconfortantes nous montrent que nous sommes vivants, même morts. Ces citations sont extraites de pièces de théâtre qui, malgré des recherches archéologiques incessantes, restent inconnues et deviennent des artéfacts.
Sont aussi présents quelques extraits d’entrevues par l’animateur Michel Dupuis à CIBL en 1985, par Hélène Prévost à Radio-Canada en 1986 avec, entre autres, les compositeurs Claude Lassonde et Michel Ratté, ainsi que par Michel Rochon captée par La conserve média en 2021.

Crédit photo : Roxanne Turcotte

Barry Truax (ca)
Barry Truax est professeur émérite à la School of Communication de l’Université Simon Fraser. Il a collaboré au World Soundscape Project, notamment en assurant la direction du Handbook for Acoustic Ecology, et a publié Acoustic Communication, un ouvrage consacré au son et à la technologie, aujourd’hui dans sa deuxième édition.En 1991, son œuvre Riverrun a reçu le Magisterium au Concours international de musique électroacoustique de Bourges, en France. Les compositions multicanales et les paysages sonores de Truax sont régulièrement présentés dans des concerts et festivals à travers le monde. En 2015-2016, il a été professeur invité Edgard Varèse à l’Université technique de Berlin.
En tant que professeur à l’Université Simon Fraser, il a reçu le Prix d’excellence en enseignement de l’université en 1999, puis un doctorat honorifique en beaux-arts en 2025. Il a également été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2025.
Programme
The Elemental Trilogy
Œuvres octophoniques de Barry Truax
What The Waters Told Me (2022) 11’37’’
How The Winds Caressed Me (2023) 12’20’’
When The Earth Mourned For Me (2024) 12’20’’
Cette trilogie d’œuvres récentes cherche à brouiller la distinction entre les sons naturels et les sons humains en hybridant des matériaux issus de ces deux sources, autour de trois des éléments fondamentaux : l’eau, le vent et la terre. Dans le contexte de la crise écologique actuelle, nous pouvons en venir à nous considérer comme une partie intégrante de notre environnement, que nous devons respecter.
What The Waters Told Me (Ce que les eaux m’ont dit)
Si nous écoutons attentivement l’eau qui s’écoule sous toutes ses formes, nous pouvons commencer à y entendre des voix et à leur attribuer des émotions humaines. Ces voix peuvent être querelleuses, voire colériques, comme au début de notre voyage, mais elles s’apaisent soudainement lorsque nous pénétrons dans une vaste caverne. Une voix mystérieuse semble nous donner des instructions tandis que nous attendons la prochaine étape, alors que des voix éthérées nous guident. Les injonctions se font de plus en plus insistantes, jusqu’à ce que les eaux jaillissent dans un chant transcendant, célébrant l’eau et la vie.
How The Winds Caressed Me (Comment les vents m’ont caressé)
Le vent est une présence insaisissable et imprévisible dans nos vies. Invisible, il se révèle à nous par une expérience tactile et, sur le plan sonore, uniquement à travers ce avec quoi il interagit. Il peut donner l’impression de nous parler lorsqu’il traverse une ouverture étroite, ou même évoquer un musicien lorsqu’il met une corde en vibration — l’effet éolien — ou fait résonner un tube de son souffle. Ses humeurs peuvent aller de l’adversaire implacable et tempétueux à la plus douce des caresses. Cette œuvre nous entraîne à travers ce répertoire de manifestations, jusqu’à nous envelopper dans un océan de transcendance.
When The Earth Mourned For Me (Quand la Terre a pleuré pour moi)
Chaque jour apporte de nouveaux signes de la détérioration de notre environnement, suscitant en nous un sentiment de deuil à la fois personnel et collectif. Nous pleurons la Terre, mais si nous prêtons attention à ses lamentations, se pourrait-il qu’elle pleure également pour nous, qui sommes à l’origine de sa destruction ? Cette œuvre nous invite à écouter les voix de la Terre, qui peuvent surgir jusque dans les matières que nous en avons extraites. Le voyage se déploie en quatre sections qui se chevauchent : Chœur, Lamentation, Angoisse et Thrène.

23 octobre 2026
Soirée 3 -
20h

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Pour sa 22e édition, Akousma vous invite à vivre une soirée qui explore autrement l’expérience du concert immersif. Dans une formule ouverte où l’écoute se vit aussi en mouvement, le public est invité à déambuler librement au cœur d’un espace sonore traversé par les propositions d’une brochette d’artistes aux univers éclectiques — la signature d’Akousma. Une soirée mouvante et immersive pour découvrir une musique expérimentale à la fine pointe de la création sonore d’aujourd’hui.
Achat de billets
Jen Reimer (ca)
Jen Reimer est une artiste et musicienne qui explore la résonance et l'expérience corporelle du son à travers des performances in situ, des installations sonores et des enregistrements spatiaux. Ses projets de collaboration ont été présentés à Lisboa Soa, Tsonami Arte Sonoro, Tokyo Arts & Space, Sonic Topologies et Société de musique contemporaine du Québec. Elle collabore souvent avec Max Stein et partage une pratique appelée Tunnel avec Maggie Tiesenhausen.Programme
Song of Air (2026) 25’
Song of Air documente une performance in situ réalisée en direct dans le château d’eau de Humboldt, à Humboldt, en Saskatchewan. Pendant trois ans, Jen Reimer a enregistré les sons de la tour et développé un instrument numérique sur mesure, façonné par son architecture et mettant en valeur ses interactions résonantes avec le vent. Les rencontres répétées avec la tour, ainsi que ses réponses physiques et acoustiques, ont guidé la composition de Song of Air, qui s’est élaborée à travers des cycles d’enregistrement, de superposition et de rediffusion de l’instrument dans l’espace.
Lors de la performance, des haut-parleurs et des transducteurs tactiles ont propagé des vibrations à travers les surfaces d’acier et de bois de la tour, activant celle-ci comme un instrument de musique à grande échelle. Structurée en quatre mouvements, l’œuvre explore le château d’eau à la fois comme instrument et comme composition, révélant les résonances de sa structure matérielle et de l’air qu’il contient.

Alexis Blais (ca)
Alexis Blais (né en 1998, il/lui) est un artiste sonore basé à Montréal. Corrosifs et à fleur de
peau, ses travaux acousmatiques et mixtes s’inscrivent dans une recherche plastique de
matériaux concrets sur fond d’harmonies modales. Diplômé de l’Université de Montréal en
création sonore, ses recherches se concentrent sur l’exploration de dynamiques de création et de hiérarchies fluides en collaboration électroacoustique.
Alexis œuvre également dans les milieux du théâtre et de la danse. Sa pièce Skand (2021) est titulaire du premier prix 2024 de la compétition Destellos (Argentine). Ses œuvres ont été jouées au Japon, en Angleterre, en Europe, en Amérique du Sud et au Canada.
Programme
Constellation (2025) 20’
Constellation provient d’une conception sonore réalisée pour une chorégraphie de Annie Gagnon. Les interprètes y mettent en scène une série d’incantations autour du zodiaque qui évoluent au fil de 6 tableaux méditatifs. De leurs rituels émanent des systèmes dynamiques où chacun·e réagissent aux prières et soins des autres. J’ai ainsi pensé le son comme un grand lit pour accueillir leurs invocations.
La musique explore différents rapports à la cyclicité et à l’orchestration cumulative de matériaux sonores hétéroclites, allant de prises de son de métaux grinçants à l’échantillonnage de musiques instrumentales. La version présentée à Akousma est un extrait de 20 minutes de l’album original, retravaillé en multipiste pour l’acousmonium du festival.
Mouvements :
1. Sagitta
2. Libra
3. Apus
4. Pyxis
5. Antlia pneumatica
6. Cetus
.618 (ca)
.618 est l’alias sonore de Nick Rony, dont les compositions chargées d'émotions tissent des liens entre enregistrements de terrain, textures électroniques et instrumentation organique. Sa pratique s’intéresse au concept de géotraumatisme et à son empreinte sur la mémoire collective, donnant naissance à des paysages sonores immersifs qui échappent aux frontières des genres.Ancré dans son héritage ayisyen, le travail de .618 interroge la persistance de l’histoire — la manière dont elle imprègne l’identité, l’expérience et la perception. Son art devient un moyen de revisiter la mémoire ancestrale et d’explorer les récits diasporiques à travers une perspective profondément personnelle.
Guidé par les thèmes du territoire, de l’exil et du symbolisme afro, son travail sonore est complexe et évocateur, faisant du sound design un médium narratif à part entière. Ses performances sont traversées par une présence spectrale, reliant le territoire au traumatisme et la mémoire au mouvement. Chaque performance devenant une excavation émotionnelle et un rituel spirituel.
Programme
20’
Des voix, des percussions, des souffles et des fragments de cérémonies vodou traversent une matière électronique en constante transformation. À travers un environnement sonore développé sur mesure, .618 manipule ces traces comme une mémoire vivante : elles se déplacent, se déforment, se superposent, parfois jusqu’à devenir méconnaissables.
La spatialisation fait du lieu d’écoute un espace mouvant, où les sons semblent surgir de différentes profondeurs, comme des présences qui circulent autour du corps. Entre rituel et abstraction, la performance cherche moins à raconter une histoire qu’à en faire ressentir les traces — ce qui demeure, ce qui revient, ce qui échappe.
Chaque performance est ainsi une rencontre imprévisible entre matière enregistrée, geste improvisé et espace.

Crédit photo : Vivien Gaumand
Audréanne Filion (ca)
Myriam Bleau (ca)
Audréanne Filion est violoncelliste et compositrice montréalaise, active dans les musiques contemporaines et expérimentales. Elle a créé des œuvres de compositeur.ices canadien.nes dont Sarah Davachi, Martin Arnold et Simon Martin, Elle est membre du Quatuor Mémoire, de No Hay Banda et de l'Ensemble Éclat.
Son projet solo pour violoncelle et électronique explore l'improvisation et l'hybridation des styles ambient, noise et contemporain.
Elle s'est entre autres produite au Gaudeamus Musiekweek (NL), au Festival CHIII (BR), aux Darmstädter Ferienkurse (DE), à M/NM et à la Semaine du Neuf. Active aussi en pop expérimentale, elle a collaboré avec Everly Lu, Xela Edna et Erika Angell. Elle est formée au Conservatoire de musique de Montréal (Denis Brott, Elizabeth Dolin, Louis Dufort, Martin Bédard).
Myriam Bleau est compositrice, artiste numérique et performeuse basée à Montréal. Prenant la musique et le son comme points de départ, elle crée des performances audiovisuelles, des compositions acoustiques et électroniques, des œuvres vidéo, des installations et des interfaces qui articulent son, lumière et mouvement.
Son travail se déploie principalement à travers la performance, privilégiant des contextes éphémères et insaisissables. Du code et de l’abstraction à l’informatique physique et aux dispositifs électroniques, elle envisage la technologie comme une forme d’agentivité qui participe à la création de l’œuvre. Sa pratique hybride explore les espaces poreux entre les mondes physique et virtuel, entre le naturel et le synthétique.
Son travail a été reconnu et présenté à l’international dans le cadre de festivals et d’événements tels que le Prix Ars Electronica (AT), Sónar (ES, HK), Transmediale (DE), Rewire (NL), Sonic Arts Award (IT), Elektra (CA), MUTEK (MX, CA, JP, AR), ISEA (CA, KR), ACT (KR), L.E.V (ES) et Café Oto (UK).
Programme
Live 20’
Audréanne Filion et Myriam Bleau présentent une étude d'interaction entre violoncelle et électronique où les éléments acoustiques et synthétiques tentent de s'amalgamer en un seul organisme réactif et mouvant. Chaque section a été imaginée comme un «objet sonore» que l'on observerait dans l'espace, sous différents angles, plutôt qu'uniquement dans le temps.
Ayant réalisé une résidence à EMS, à Stockholm, en juillet 2025, les deux compositrices/interprètes explorent le feedback, le parallélisme, la spatialisation en temps réel, la dégradation contrôlée du signal ou la distorsion qui déborde, et une oscillation entre la douceur et le bruit.

Crédit photo : Hamza Abouelouafaa
Joël Lavoie (ca)
Lavoie est compositeur, artiste sonore et ingénieur du son basé à Montréal/Tiohtiá/Mooniyang, au Canada. Sa pratique compositionnelle, performative et installative interroge les enchevêtrements entre humains et non-humains, l'importance de l'agentivité dans les pratiques d'écoute, ainsi que les politiques, l'esthétique et la méthodologie de l'écologie sonore, avec un intérêt particulier pour les paysages sonores spéculatifs, les temporalités, la matérialité sonore, les manipulations algorithmiques et les situations d'écoute immersive. Il fait partie du trio audiovisuel mesocosm et a collaboré avec de nombreux artistes visuels et de la performance.En plus de la composition et de la conception sonore, il poursuit une carrière d'ingénieur du son, une pratique qui l'a amené à appliquer sa vision sonore au monde des arts vivants. En 2023, il a reçu un Félix (ADISQ) dans la catégorie « Son de spectacle de l'année ». Il a présenté ses œuvres à MUTEK, Elektra, Akousma (Canada), Pretxe, ACC, Dotolim (Corée du Sud), C-Lab (Taiwan), V2_ Unstable, FIBER (Pays-Bas), Mans Sonore, Blockhaus (France), Videocittà (Italie), Currents (États-Unis), Kontejner (Croatie), Forma, Sejf (Pologne) et Fylkingen (Suède), entre autres.
Programme
Cet horizon qui se déplie (2026) 17’
En manipulant des micro-boucles et fragments d’enregistrements captés lors de dérives sonores dans quelques milieux urbains, naturels et oniriques cette pièce explores les improbables permutations et enchevêtrement perceptuels dans la recomposition spontanée d’un temps-paysage profond ; un horizon qui se déplie devant soi.

Crédit photo : Geneviève Grenier
Exzald S (fr)
Exzald S est le projet de la productrice, compositrice et vocaliste Sarah Foulquiere. Éthérée, mais indomptable, sa musique électronique explore les strates invisibles des mondes émotionnels et expérientiels, entre design sonore complexe, voix et abstraction onirique.Sa discographie compren Iridesc, son album solo paru en 2025 sur Subtext Recordings, Labège, créé avec mu tate et NEXCYIA et sorti sur Good Morning Tapes, ainsi que plusieurs collaborations avec Aho Ssan et une contribution à More Life de Berlin Atonal.
À travers ses disques et ses performances, Exzald S façonne un langage sonore singulier autour de l’inconscient et de l’ineffable.
Programme
Magnetics (2026) 19'51’’
« Dans ses rêves, voix, souvenirs et débris synthétiques s'attirent, se repoussent et s'entremêlent, traçant une cartographie nouvelle faite de passages, de seuils et d'horizons ».
Magnetics reconfigure des fragments de l’album Iridesc (2025, Subtext Recordings) et des matériaux inédits en une composition labyrinthique.

Crédit photo : Exzald S
Ka Baird (us)
Ka Baird est performeur·euse, artiste sonore, musicien·ne et compositeur·trice établi·e à New York. À travers des techniques vocales étendues et un travail du microphone, auxquels s’ajoutent l’électronique, le feedback, les enregistrements de terrain et l’instrumentation traditionnelle, iel explore par la performance les dimensions extrêmes du son. Iel crée un son ancré dans l’instant présent, porté par une approche énergique et ritualisée qui recherche une forme de libération extrême à travers l’effort physique et l’expansion psychique. Ka a collaboré avec de nombreux·ses artistes, tant dans le cadre de compositions structurées que par une pratique soutenue de l’improvisation.Parmi ses parutions solo figurent Sapropelic Pycnic (Drag City, 2017), Respires (RVNG Intl, 2019), Brooding Exercises (Longform Editions, 2021) et Vivification Exercises (RVNG Intl, 2021). En mars 2024, iel a fait paraître son plus récent album solo, Bearings: Soundtracks for the Bardos, sur l’étiquette brooklynoise RVNG Intl.
Au cours des dernières années, iel s’est produit·e sur de nombreuses scènes aux États-Unis et à l’international, notamment au Unsound Festival (Cracovie, Pologne), à Lampo et au Museum of Contemporary Art (Chicago), au MoMA PS1 (Queens, New York), à Issue Project Room (Brooklyn), à The Kitchen (New York), à l’Institute of Contemporary Art (Philadelphie), au TUSK Festival (Newcastle, Royaume-Uni), à Incubate (Tilburg, Pays-Bas), à KRAAK (Bruxelles, Belgique), à Le Guess Who? (Utrecht, Pays-Bas) et au Festival of Endless Gratitude (Copenhague, Danemark).
Iel a également été artiste en résidence au We Jazz Festival (Helsinki, Finlande), à Sonoscopia (Porto, Portugal), à Inkonst (Malmö, Suède), à l’Experimental Sound Studio (Chicago) et à Pioneer Works (Brooklyn). Iel a reçu une bourse d’urgence de la Foundation for Contemporary Arts, a été artiste en résidence de la Jerome Foundation à Roulette Intermedium et a bénéficié d’une bourse Jerome Hill Artist Fellowship pour la période 2023-2025.
Iel est également l’un·e des membres principaux·ales de Spires That in the Sunset Rise, formation fondée à Chicago en 2001.
Programme
A thousand miles of hungry static 20’
Ka Baird présente A Thousand Miles of Hungry Static, une performance qui explore les forces spectrales du réel à travers diverses rencontres sonores et le mouvement physique.
La pièce fait appel à des techniques vocales étendues et à un travail du microphone, à des flûtes traitées en temps réel, des échantillons, du feedback, des rythmes fragmentés ainsi qu’à des interfaces permettant à la fois de déclencher et de manipuler le son. La performance incarne la signature caractéristique de Ka, à la fois confrontante, mystérieuse, viscérale et humoristique.

Crédit photo : Rémi Goiulet
Électrochoc
La série de concerts Électrochoc, proposée en codiffusion par le Conservatoire de musique de Montréal et Akousma,
met à l’affiche des concerts-dialogues qui présentent au public les différentes facettes de la musique électroacoustique ainsi que le talent et la créativité des élèves des classes de composition de Martin Bédard et de Louis Dufort, les deux codirecteurs artistiques de la série. La programmation des soirées Soundwich sera dévoilée plus tard.Saison 2026-2027
Électrochoc no 1 : Musiques expérimentales à l’ONF : de Norman McLaren à Francisco Lopez- 10 septembre 2026
Soundwich XXIII - 19 novembre 2026
Électrochoc no 2 : Orchestroll - 10 décembre 2026
Électrochoc no 3 : Claude Périard - 21 janvier 2026
Soundwich XXIV - 18 février 2027
Électrochoc no 4 : Navid Navab - 25 mars 2027

10 septembre 2026
ÉLECTROCHOC No 1
Musiques expérimentales à l’ONF : de Norman McLaren à Francisco Lopez
Talk 19h30 / Projection 20h
4750, Av. Henri-Juilien
Achat de billets
Frédéric Savard
CommissaireFrédéric Savard est un musicien, archiviste et programmateur indépendant qui s'intéresse à l'intégration de documents d'archives dans les créations audiovisuelles contemporaines. Son intérêt pour l'histoire, la musique et le cinéma lui ont permis d'être programmateur invité à la Cinémathèque québécoise, au festival JazzAhead en Allemagne ainsi qu’aux festivals Suoni Per Il Popolo et Pop! Montréal au cours des dernières années. Il travaille présentement à l’Office national du film du Canada en plus de poursuivre ses activités de programmateur indépendant.
Programme
Les musiques expérimentales issues des studios de l’Office national du film du Canada demeurent à ce jour encore trop peu connues, et ce malgré leur importance historique. Mis à part le travail de Norman McLaren qui bénéficie d’une réputation internationale, les trames sonores originales conçues à l’ONF par différents réalisateurs et compositeurs constituent un trésor archivistique rarement diffusé.
Ce programme spécial réunissant onze œuvres originales, présentées de façon chronologique, a été conçu afin de mettre en lumière les innovations techniques développées à l’ONF au fil des dernières années, que ce soit en matière de musique concrète, électronique ou électroacoustique. Vous y entendrez des compositions originales de Norman McLaren, Pierre Hébert, Alain Clavier, Jean Sauvageau, et Francisco Lopez, pour ne nommer que ceux-là.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour les cinéphiles amateurs d’avant-garde et d’innovations techniques audiovisuelles.
1. Mosaïque - ONF ( 1965 – Norman McLaren – 5’)
2. Test 0558 - ONF (1965 – Maurice Blackburn – 5’)
3. Op Hop - Hop Op - ONF (1966 – Pierre Hébert – 4’)
4 .Autour de la perception - ONF (1968 – Pierre Hébert – 16’)
5. Dimension soleils - ONF (1970 – Gilles Tremblay – 4’)
6. Ordinateur (1970 – Jean Sauvageau – 7’)
7. Modulo : variations sur un design - ONF (1973 – Alain Clavier – 7’)
8. Variations graphiques sur Télidon par Pierre Moretti - ONF (1980 – Alain Clavier – 7’)
9. Rectangle et rectangles - ONF (1984 - Normand Roger – 8’)
10. Mamori - ONF (2010 – Francisco Lopez – 8’)
11. Sans objets - ONF (2019 - Martin Tétreault et cie. – 6’


Frédéric Savard, crédit : M. T.

Norman McLaren, crédit : O.N.F.

Pochette de disque conçu par Norman McLaren (1977), crédit : O.N.F.
Soutenez nos activités
Depuis sa fondation à Montréal en 1991, AKOUSMA a présenté plus de 350 concerts de musiques numériques immersives, de musique mixte, de musique visuelle et d'autres formes d'art acousmatique, principalement à travers la série Rien à voir (15 éditions de 1997 à 2004) et son festival annuel AKOUSMA (22e édition à l’automne 2026).
Durant cette période, plus d'une cinquantaine d'œuvres nouvelles ont été commandées à des artistes d'ici.
Le tout a contribué à agrandir le champ des possibles en matière d'art sonore, et a rejoint des milliers d'auditeurs.
En cette période difficile pour les organismes culturels qui mettent de l’avant les musiques nouvelles, votre don permettra des initiatives favorisant la création et la diffusion des musiques numériques immersives (électroacoustiques).
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Numéro d’enregistrement d’organisme de charité: 88699 9242 RR0001


Akousma Remix
Quatre vidéos qui réunissent des prestations de différents concerts,
captées lors du Festival Akousma 17.
Défilez vers le bas afin de visionner nos remix, qui seront publiés au courant de l’été et l’automne 2022. Un immense merci à La Conserve Média pour la captation et le montage.
Ce projet a été rendues possibles grâce à l’initiative Présent numérique du Conseil des arts du Canada.
Remix_01
Akousma Remix_01 from AKOUSMA on Vimeo.
Dans le présent remix
Marcelle Deschênes
Kevin Austin
Chantal Dumas
Véro Marengère & Alain Lefebvre
Frédéric Auger
Anne-F Jacques
Louis Dufort
Jesse Osborne-Lanthier
Remix_02
Akousma Remix_02 from AKOUSMA on Vimeo.
Dans le présent remix
Félix-Antoine
Morin
Martín Rodríguez
Mélanie Frisoli
Micheline Coulombe Saint-Marcoux
France Jobin
Sarah Feldman
Xavier Madore
Dominic Jasmin
Gilles Gobeil
Remix_03
Akousma Remix_03 from AKOUSMA on Vimeo.
Dans le présent remix
Hugo Tremblay
Jean-François Blouin
Claude Périard
Rouzbeh Shadpey
Gisèle Ricard
Blablatrains
Pauline Patie
Robert Normandeau
Gilles Gobeil
Remix_04
Akousma Remix_04 from AKOUSMA on Vimeo.
Érick d’Orion
Pablo Geeraert & Joseph Sims
Stéphane Roy
Roger Tellier-Craig
Erin Gee
Jean-François Denis
Léa Boudreau
Christophe Lengelé
Robert Normandeau
À propos
Faites défiler pour voir toutes les facettes d’Akousma
Historique, mandat et remerciementsL’organisme ︎ L’équipe
Prix ︎Événements marquants
︎︎︎
Historique,
mandat et
remerciements
Akousma est un diffuseur de concerts dont le mandat
principal est de présenter au Québec, principalement à Montréal, des œuvres réalisées par des artistes ou
collectifs de création en musiques numériques. Leurs œuvres sont
présentées sur système de son immersif et sous plusieurs formes:
acousmatique (musique sur support), mixte (instrument-s et musique sur
support), en direct (live electronics), en vidéomusique ou intégrées à
d’autres formes d’art comme la danse, la performance ou l’installation.Afin de faire rayonner le travail des artistes d’ici, Akousma s’efforce de présenter des concerts à la grandeur du Québec, et au-delà. C’est ainsi que depuis sa fondation, Akousma a présenté des concerts à Gatineau, Joliette, Québec, Rimouski, Saguenay ou Victoriaville, mais aussi à Ottawa, Troy (New York) et, plus récemment, Bologne et Florence, en Italie. La musique des artistes québécois·e·s est également mise en perspective grâce aux invitations lancées chaque année à des artistes bien en vue de la scène internationale qui viennent participer à notre festival international des musiques numériques immersives.
Les compositeurs Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau ont fondé Réseaux des arts médiatiques (aujourd’hui Akousma) à Montréal en 1991. Ils en ont été les codirecteurs artistiques pendant 17 ans, de 1991 à 2008. Nicolas Bernier a pris leur relève pour les saisons 2008-2009, 2009-2010 et 2010-2011. C’est cette même saison que Réjean Beaucage entrait en poste à la direction générale, appuyé depuis la saison 2011-2012 par Louis Dufort à la direction artistique.
Akousma remercie le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts de Montréal et Patrimoine canadien pour leur soutien à son fonctionnement. Akousma reçoit également le soutien appréciable de la Fondation Socan pour ses activités. Le Vivier et le Conservatoire de musique de Montréal sont d’importants partenaires de diffusion.


L’organisme
UN ORGANISME UNIQUE AU PAYS
AKOUSMA est le principal diffuseur de musique électroacoustique au Québec, voire au Canada. Il est bien connu que les compositeurs d’ici ont beaucoup de succès dans les grands concours internationaux et si l’on peut parler d’une « École de Montréal » en matière de musique électroacoustique, c’est bien parce qu’il existe une société de concerts comme AKOUSMA pour la faire connaître.
AKOUSMA est très engagé dans le milieu des musiques de création à Montréal et collabore fréquemment avec les autres organismes qui partagent ce créneau. À travers les années, des codiffusions ont été faites avec les organismes suivants: Artengine (Ottawa), SMCQ, Orgue et couleurs, NEM, Avatar, FIMAV, Machines, Recto-Verso, Eastern Bloc, Codes d’accès, Le Vivier, sans compter des collaborations avec Radio-Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, l’ACREQ, etc.
AKOUSMA est aussi impliqué pour l’avenir des musiques de création à Montréal à travers Le Vivier, un regroupement de près de 50 organismes qui œuvrent dans le secteur des musiques nouvelles et qui s’est donné comme objectif premier d’établir un lieu de diffusion et de création au cœur de Montréal. Depuis 1997, Akousma a commandé 54 œuvres, dont on trouvera la liste ici.
LES MUSIQUES NUMÉRIQUES TOUS AZIMUTSPrenant la relève en 2005 de la série de concerts Rien à voir (1997-2004), entièrement consacrée à la musique acousmatique, le festival Akousma a été instauré pour faire place à toute la gamme de formes que peut prendre la musique électroacoustique, de la musique concrète jusqu’à la musique visuelle en passant par la musique mixte et la performance en direct.
C’est dans cet esprit que la société de concerts multiplie d’année en année les partenariats qui lui permettent de produire des concerts à Montréal, bien sûr (chez Eastern Bloc ou à la SAT, au Vivier ou au Suoni), mais aussi d’étendre son action ailleurs (à Victoriaville ou à Joliette, Gatineau ou Québec, mais aussi Ottawa ou Troy [NY]). La variété des lieux dans lesquels Akousma produit des concerts reflète la multiplicité des voies qu’a emprunté l’électroacoustique depuis que la musique concrète de Pierre Schaeffer a rencontré la musique électronique de Karlheinz Stockhausen. Entre cette époque et la nôtre, les mutations de l’informatique ont démocratisé les moyens de production, et ce qui fut un jour la musique du futur a pris de plus en plus de place dans notre quotidien. Aujourd’hui, ont peut certes apprendre la maîtrise des paramètres les plus intimes du son dans les facultés de musique, mais on peut aussi développer sa propre voie en autodidacte, et nombre d’artistes sonores ne s’en privent pas.
C’est pourquoi, tout en embrassant l’ensemble des pratiques du genre, Akousma poursuit son mandat de faire connaître aussi bien les jeunes artistes d’ici et d’ailleurs que les vétérans et les pionnières qui ont ouvert la voie chez nous et sur la scène internationale. À cet égard, la liste des artistes invité-e-s par Louis Dufort depuis le début de son mandat à la direction artistique il y a 10 ans est impressionnante :
L’équipe
Directeur artistique: Louis Dufort
Louis Dufort est un compositeur montréalais. Ses productions sont nombreuses et de factures multiples: support fixe, musique mixte avec traitement en direct, vidéomusique et installation. Il a reçu plusieurs commandes de divers ensembles et organismes musicaux : ACREQ, SMCQ, Réseaux, Chants libres, Codes d’Accès, ECM, Quatuor de saxophones Quasar, Quatuor Bozzini, The Users, Musée Pointe-à-Callière, ZKM (Allemagne), SIXTRUM et Radio-Canada. Il est un collaborateur régulier de la COMPAGNIE MARIE CHOUINARD depuis 1996. Louis Dufort détient un doctorat en composition électroacoustique de l’Université de Montréal et il enseigne la composition au Conservatoire de musique de Montréal. Il est directeur artistique d’AKOUSMA depuis 2010.
Directeur général: Réjean Beaucage
Après être passé par le baccalauréat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal, Réjean Beaucage s’est tourné simultanément vers la musique, en tant que batteur autodidacte, et vers la radio, principalement à CIBL-FM, où il a été recherchiste, metteur en ondes, réalisateur et animateur de 1985 à 2002 — Il est le lauréat d’un prix Opus du Conseil québécois de la musique, catégorie « Production médiatique de l’année 1996-1997 », pour la série d’émissions AnémixinémA/Zone sonore. Également attiré par le journalisme écrit, il a collaboré régulièrement, entre 2001et 2020, à l’hebdomadaire montréalais Voir, et on a pu lire ses contributions dans La Scena Musicale, Circuit ou Improjazz (France), parmi plusieurs autres magazines et revues. Il est l’auteur d’un livre relatant l’histoire de la Société de musique contemporaine du Québec (Septentrion, 2011) et d’un essai sur la musique actuelle (Varia, 2019). Il est directeur général d’Akousma depuis 2010.
Coordonnatrice de la médiation et du développement de public: Marie Anne Bérard
Marie Anne Bérard (elle) est une compositrice et claviériste basée à Montréal. Sa pratique se concentre sur la performance électroacoustique, l'installation et l'utilisation du journal sonore comme méthode compositionnelle. Elle est présentement à la maîtrise en compostions et création sonore à l'Université de Montréal.
Directeur technique/sonorisateur (Usine C) : Frédéric Auger
Photographe (concerts) : Caroline Campeau
Gestion du site d’archives par DIM
CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Président : Georges Nicholson – communicateur
- Vice-président : Pierre-Alexandre Bouchard – producteur en cinéma
- Secrétaire : Marc Langlois – agent d'artistes
- Trésorier : Martin Duchesne – gestionnaire
Autres membres du conseil:
- Louis Dufort – compositeur, enseignant (CMM)
- Catherine Harrison-Boisvert – enseignante (École Vincent-d’Indy), conseillère éditoriale
- Simon Laroche - artiste, chargé de cours (Concordia University)
- Alain Roy – directeur des comptes (CEV)
COMITÉ ARTISTIQUE
- Myriam Bleau – artiste en nouveaux médias et compositrice
- Myriam Boucher – compositrice, enseignante et artiste visuelle
- Maxime Gordon – artiste sonore
- Evan Magoni – artiste sonore
- Roger Tellier-Craig – compositeur, improvisateur
Prix
PRIX OPUS 2001-2002: "Diffuseur de l’année"
PRIX OPUS 2003-2004: "Concert de l’année — Musiques
actuelle, électroacoustique": Rien à voir (14) — Luigi Ceccarelli
PRIX OPUS 2004-2005: "Concert de l’année — Musiques
actuelle, électroacoustique": Akousma 1 — Theresa Transistor
PRIX OPUS 2005-2006: "Concert de l’année — Musiques
actuelle, électroacoustique": Akousma 2 — Alter ego: Pierre Alexandre Tremblay
PRIX OPUS 2009-2010: “Concert de l’année – Musiques actuelle, électroacoustique”: Akousma 6 – Éclats de vie: Chantal Dumas, Lionel Marchetti
PRIX OPUS 2011-2012: "Concert de l’année — Musiques
actuelle, électroacoustique": Akousma 8 - Soirée «sens_action»: France Jobin
PRIX OPUS 2016-2017 "Directeur artistique de
l'année": Louis Dufort
PRIX OPUS 2021-2022 "Mention spéciale" pour la captation de la pièce No Age, Know Age, News Age Music, de Jesse Osborne-Lanthier (Akousma 17)
Galerie
Crédit photos : Caroline Campeau
Contact
info @ akousma . ca
AKOUSMA
c.p. 47575, succ. Plateau Mont-Royal
Montréal, Québec, H2H 2S8
(514) 592-3305
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Festival Akousma
On vous donne rendez-vous pour l’édition 2025 du festival (Akousma 21), les 29, 30 et 31 octobre prochains.
Abonnez-vous à notre infolettre pour ne rien manquer de la programmation 2025-2026!

29 octobre 2025
Soirée 1 -
20h
Bloc_1

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Concours de composition JTTP 2025
Le concours Jeu de temps / Times Play de Communauté électroacoustique canadienne (CEC) met en valeur de nouvelles œuvres électroacoustiques produites par des compositeurs, compositrices et artistes sonores, jeunes ou émergent.e.s, du ou vivant au Canada.

Vivian Li (cn/ca)
Récemment diplômée de l'Université de Montréal,Vivian Li est une artiste sonore et compositrice basée à Tiohtià:ke/Montréal dont le travail explore l'interaction entre la mémoire, la présence et la nature éphémère de l'expérience vécue. À travers des enregistrements sur le terrain, des techniques radiophoniques et la composition spatiale, elle construit des environnements sonores immersifs qui oscillent entre le documentaire et la poésie, où les rires, la pluie et les conversations à demi entendues deviennent des archives résonnantes de l'expérience vécue. Elle a présenté ses œuvres dans des salles et des festivals nationaux et internationaux, tels que la Biennale de Karachi, Akousma (Montréal), MUTEK(Montréal), Pique (Ottawa), Sound Art Lab (Struer), Inkonst (Malmö), Eastern Bloc(Montréal), perte de signal (Montréal), Kwia (Berlin) et Fondation Phi x Nuit Blanche (Montréal).Programme
Sonic Memories of Fleeting Times | 流声逝忆 (2025) 15’00”
Spatialisée par Maxime GordonSonic Memories of Fleeting Times | 流声逝忆 est une pièce acousmatique multiphonique spatialisée, avec une approche documentariste, explorant les thèmes de l’intimité, de la mémoire et du temps à travers une esthétique inspirée du radio art. L’œuvre s’appuie sur des enregistrements sonores autobiographiques, capturant des moments à la fois banals, intimes et profondément personnels, pour créer une expérience immersive où l’auditeur.e est transporté.e dans une autre réalité, un autre espace-temps.
*
A collection of lived experiences—
laughter, rain, eavesdropped conversations—
preciously fading, as they form.
To remember is to listen closely,
before they recede into the realm of memories.
~ ~ ~
“The curated recording is a hedge against mortality, the fragility of memory, and the ever-receding substance of history.” — Jonathan Sterne

Crédit photo : Madeleine Roy
Bruno Belardi (it)
Bruno Belardi est un musicien et compositeur napolitain. Il étudie la contrebasse classique et explore la musique électronique sous la direction d'Elio Martusciello au Conservatoire San Pietro a Majella de Naples. Ses œuvres ont été présentées dans des festivals tels qu'Artescienza (Italie), Tempo Reale (Italie), Apnées – Paysages | Composés (France), Lisboa Incomum – Projecto DME (Portugal), Overdrive NYC (États-Unis) et Ignite the Arts Festival (Canada). Ses pièces acousmatiques ont été finalistes au MA/IN (2024), à Musicacoustica Hangzhou (Chine, 2024), à Soundcinema Düsseldorf (Allemagne, 2024) et au Concurso Destellos (2024). Bruno a également été primé au concours Totem Électroacoutique (2025) et à Landscape (2024).Programme
Gaman 11’01”
Pièce lauréate du Prix Akousma au concours Totem Électroacoustique 2025
Gaman est un concept japonais qui évoque la résilience, la persévérance et la force tranquille nécessaire pour affronter l'adversité. Cette pièce explore non seulement les limites de cette endurance, mais aussi sa fragilité, suggérant que, dans la tension entre résistance et effondrement, une forme de beauté ou de force intérieure peut émerger.
D'un point de vue compositionnel, la pièce s'articule autour de forts contrastes dynamiques : des moments de suspension et d'immobilité sont entrecoupés de brusques explosions sonores. Cette alternance reflète la lutte intérieure entre le maintien de l'équilibre et l'accablement face aux pressions extérieures.
La spatialisation joue un rôle crucial, contribuant à façonner un espace d'écoute qui reflète le chaos ambiant, tout en retraçant les efforts de l'auditeur pour y rester ancré.
La matière sonore provient entièrement des instruments acoustiques de Productions Totem Contemporain (PTC).
Nous remercions l’Institut culturel italien de Montréal, qui a rendu possible la présence de l’artiste au festival.

Philippe Macnab-Séguin (ca)
Philippe Macnab-Séguin est un compositeur de musique instrumentale, électroacoustique fixe et mixte, dont l’œuvre combine, entrecroise et diffracte des styles variés à travers le prisme des nouvelles technologies médiatiques telles que l’audio spatial, l’électronique en direct, la vidéo et les applications pour smartphone. Sa musique reflète un parcours éclectique allant du métal et du jazz à la percussion sud-indienne, en passant par le chant et l’arrangement Barbershop, ainsi que la production glitch et pop expérimentale.Avec le producteur Nicolas Gaumond, il forme le duo prog-pop Greetings From The Hole. La sonologie auditive, une méthode phénoménologique d’analyse musicale, occupe une place importante dans ses recherches. Il a reçu plus de 25 bourses et distinctions pour son travail, notamment le Prix d’Europe, un prix BMI, le 2ᵉ prix du Concours Graham Sommer pour jeunes compositeurs, quatre prix SOCAN pour jeunes compositeurs, un prix JTTP, ainsi que des financements du CRSH et du FRQSC. Il est titulaire d’un doctorat en composition musicale de l’Université McGill, obtenu sous la direction de Jean Lesage.
Programme
Gone for Eggs 23’34”
“Tout comme la vie est en gestation dans l’œuf, dans des rituels de guérison anciens, les initiés se réfugiaient dans une grotte ou un trou sombre pour “incuber” jusqu’à ce qu’un rêve de guérison les fasse renaître dans le monde supérieur, de la même manière que le poussin sort de l’œuf.” —Le livre des symboles, The Archive For Research In Archetypal Symbolism
Chaque nuit, nous faisons l’expérience d’un aperçu de la mort lorsque nous perdons conscience dans les profondeurs du sommeil. Chaque matin, nous renaissons. Gone For Eggs part de ce fait pour explorer l’oscillation entre le jour et la nuit, la conscience et l’inconscience, la vie et la mort. Les textes ont été écrits par Philippe Macnab-Séguin et Nicholas Papaxanthos; portions du Livre des symboles reproduites avec l'autorisation de The Archive For Research In Archetypal Symbolism.

Crédit photo : Clayton Kennedy
29 octobre 2025
Soirée 1 -
Bloc_2

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Stéphane Roy (ca)
Stéphane Roy est compositeur en art acousmatique. Il emploie une démarche plasticienne qui lui permet d’extraire après une longue exploration du matériau sonore des propriétés expressives qui se matérialisent dans ses œuvres par une écriture du tragique, et parfois de la démesure, ainsi qu’une tension dramatique soutenue. Stéphane Roy est aussi musicologue, il est l’auteur de plusieurs articles et d’un ouvrage sur l’analyse de la musique électroacoustique (L’Harmattan, Paris, 2003) qui lui a valu en 2005 le Prix Opus 2003-04 du Livre de l’année. En 2021, c’est son album, L’inaudible, qui a obtenu le Prix Opus 2019-20 dans la catégorie Album de l’année – Musiques actuelle, électroacoustique. Stéphane Roy a par ailleurs remporté des prix et des mentions lors de concours de composition électroacoustique nationaux et internationaux. Ses œuvres ont été présentées à plusieurs reprises tant en Europe que dans les Amériques.
Titulaire d’un doctorat en composition électroacoustique et d’un PhD en musicologie de l’Université de Montréal, il a enseigné à l’Université de Montréal, à la Queen’s University (Ontario) et dans des conservatoires de musique, tant au Québec qu’à l’étranger.
Stéphane Roy est compositeur agréé au Centre de musique canadienne (CMC), membre de la Communauté électroacoustique canadienne (CÉC), et ses œuvres ont été éditées sous diverses étiquettes, notamment empreintes DIGITALes (Kaleidos, 1996; Migrations, 2003; L’inaudible, 2019; Coups de foudre, 2025). Il est présentement membre du conseil d’administration du Groupe Le Vivier.
Programme
Après, les cendres (2023) 15’19”
Après, les cendres est une œuvre acousmatique inspirée librement des poèmes ICBM (Intercontinental Ballistic Missile) et Nous sommes installés sous le tonnerre... tirés du recueil Pour les âmes (Typo, 1993) du poète québécois Paul-Marie Lapointe(1929-2011).
ICBM (Intercontinental Ballistic Missile) évoque une humanité bercée par le réconfort d’une sécurité illusoire. La métaphore du sommeil utilisée dans le récit symbolise la conscience anesthésiée devant l’impensable, comme l’expriment avec tant d’ironie les vers «Un bombardier repose à tes côtés / tes nuits sont assurées!». Quant au poème Nous sommes installés sous le tonnerre..., il annonce une prophétie terrible : «le signe de la foudre marque les hommes au jour le jour».
Les trois premières sections d’Après, les cendres—noir présage, chants de mines, mur des silences— reflètent la nature obsédante de cette fatalité et ses réminiscences dans le domaine du rêve. On y retrouve un univers introspectif incarné par des sons éphémères et furtifs, des mélodies tourmentées et des matières découpées par des mouvements spatiaux instables qui contribuent à créer un monde onirique.
La dernière section —incandescente fureur— s’amorce sur la prophétie réalisée. Jour de fureur! Cette section se conclut sur la misère et les cendres laissées par la destruction, ainsi qu’une douleur lancinante parfaitement exprimée par ce vers bouleversant : «les enfants se recroquevillent comme des feuilles brûlées» (ICBM). On assiste alors à l’ascension d’une matière fine et évanescente, libérée de la gravité terrestre, comme ces âmes fauchées qui poursuivent leur route infinie.
Après, les cendres a été réalisée en 2023 au studio du compositeur avec l’aide duConseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).
Avec le temps... [extraits] (2022-2024) 15’09”
•Tressaillement
•Errance
•Chute
•Fracture
•Fugacité
Le temps qui passe comme une caravane tranquille, ce flux perpétuel qui ne connait pas l’humain habité par sa conscience du passé-présent-futur, un mouvement que rien ne peut détraquer ou freiner, et qui s’écoule inexorablement par d’infinies petites tranches de «présent»: voilà la toile de fond sur laquelle se déroule nos existences.
Avec le temps... est une suite acousmatique multicanale (5.1) qui comprend neuf miniatures ayant leur identité temporelle propre. Ces miniatures peuvent être présentées à géométrie variable et assemblées dans un ordre différent à chaque diffusion pour mettre en relief de nouveaux rapports expressifs. Je laisse à l’auditeur le soin de déterminer de quelle temporalité relèvent ces différents moments. Mais au-delà de la thématique temporelle, il y a la musique qui domine le temps vécu par ses phonographies, ses mises en espace, ses silences porteurs de sens, son lyrisme et sa fureur.
Avec le temps... a été réalisée en 2022 et revue en 2024 au studio du compositeur à Brossard avec une aide en recherche et création du Conseil des arts du Canada (CAC). Elle a été éditée sous empreintes DIGITALes (Coups de foudre, 2025).
Texte complet sur electrocd
Natasha Barrett (no/gb)
Natasha Barrett (NO/UK) est compositrice, artiste en nouveaux médias et chercheuse. Elle crée de la musique acousmatique, électronique et électroacoustique live, des installations sonores pour l'espace public et des œuvres audiovisuelles. Elle est reconnue pour son exploration du son 3D et de l'ambisonie. Elle est fascinée par les sons que le monde a à offrir : la nature, la culture, les gens, les lieux ; les nuances, les expressions humaines, les interprètes et leurs instruments, etc.Dans sa musique, elle s'efforce d'exploiter l'énergie, la beauté et la brutalité unique de ces sons, qui trouvent tous leur place dans le grand projet musical. Outre sa carrière solo, elle collabore régulièrement avec des interprètes, des artistes visuels, des architectes et des scientifiques, s'appuyant souvent sur des données simulant ou créées par des processus du monde réel comme source d'exploration artistique. Parmi ses temps forts, on compte des œuvres audiovisuelles 3D avec l'OpenEndedGroup, basé aux États-Unis, des sonifications scientifiques et artistiques en collaboration avec des géoscientifiques, et des collaborations électroniques en direct avec des solistes et des ensembles tels que l'Ensemble l'Itinéraire (FR) et Cikada (NO). Elle est également codirectrice de l'ensemble de performance Electric Audio Unit (EAU), qui organise et présente des concerts de musique spatiale en Norvège.
Ses œuvres sont commandées et jouées dans le monde entier et ont été primées dans 35 concours internationaux, dont le plus prestigieux prix décerné aux compositeurs nordiques, le Prix de musique du Conseil nordique. Sa musique est publiée sur Persistence of Sound (Royaume-Uni), Sargasso (Royaume-Uni), Lawo (NO), Aurora (NO), empreintes DIGITALes (CA) et de nombreuses compilations. Elle a été professeure en Norvège et au Danemark.
Programme
Dusks Gait (2018) 12’00”
À la tombée de la nuit, un écosystème de créatures fictives apparaît, projetant leurs caractères à travers leur démarche ou leur manière de se déplacer. « La Marche du Crépuscule » (Dusks Gait) célèbre des instants de nature réelle qui peuvent facilement s'éteindre. La composition capture de nombreuses expériences nocturnes de la nature, ainsi que des fantasmes derrière le voile de l'obscurité. La pièce a été composée durant un mandat de professeure invitée de la chaire Edgard Varèse aux Studios Électroniques de l'Université Technique de Berlin, et dans l'atelier du compositeur.
The Swifts of Pesaro (2024) 6’07”
En novembre 2023, alors que je préparais la première d'une composition pour grand orchestre et électronique live, j'ai pris quelques jours de répit, loin de l'intensité des performances, des foules et des salles de concert. Pour me détendre, j'ai visionné quelques enregistrements réalisés durant les douces nuits de Pesaro (Italie) au début de l'été. Ces expérimentations ont donné naissance à des paysages sonores ambiants et immersifs, auxquels, contrairement aux compositions énergiques sur lesquelles je travaillais, je ne pensais plus beaucoup. Ce fut aussi un moment de méditation face aux destructions qui ravageaient le monde fin 2023. Plus tard, j'ai trouvé du réconfort dans ces matériaux et j'ai exploré comment ils pouvaient vivre dans une courte composition. Le résultat est « Les Martinets de Pesaro ». Dédié au chercheur en éco-acoustique et artiste sonore David Monacchi
Toxic Colour (2024) 15’20”
Exploitation minière. Construction. Industrie. Nettoyage ou dissimulation ? La première exposition en plein air présentant des photographies aériennes capturant l'impact humain sur les paysages naturels fut « La Terre vue du ciel » du photographe français Yann Arthus-Bertrand, présentée à Paris en 2000. Le paradoxe de ces photos fascinantes, contrastant avec les paysages souvent ravagés et altérés par l'homme qu'elles capturent, est devenu le thème de nombreux projets photographiques. J’ai une attirance constante pour ces images époustouflantes, mais leurs propos se perdent dans notre monde saturé de médias visuels numériques. J'ai pensé qu'il était temps de m'exprimer en son. « Toxic Colour » a été commandée par l'EAU avec le soutien d'Arts and Culture Norway.
Nous remercions l’ambassade de Norvège à Ottawa qui a permis la venue à Montréal de l’artiste.


30 octobre 2025
Soirée 2 -
20h
Bloc_1

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Daphne Oram
Daphne Oram (1925-2003) était une compositrice et une ingénieure britannique pionnière dans le domaine de la musique électronique. Elle a contribué à poser les bases de cette discipline. Principalement connue comme cofondatrice du BBC Radiophonic Workshop (1958) et comme créatrice du système Oramics, elle fut parmi les premières à considérer le son comme une matière malléable et visuelle plutôt que comme le produit d’instruments traditionnels.Née dans le Wiltshire, elle refusa une place à la Royal Academy of Music pour rejoindre la BBC à dix-sept ans, devenant ainsi l’une de ses premières ingénieures de studio. Passionnée par les technologies d’enregistrement, elle passait ses nuits à expérimenter avec les bandes magnétiques : coupant, bouclant et inversant les sons — développant de manière indépendante des techniques parallèles à la musique concrète de Pierre Schaeffer. Sa persévérance mena à la création du Radiophonic Workshop, mais, frustrée par son orientation vers la production d’effets sonores pour la radio plutôt que vers la recherche artistique expérimentale, elle quitta la BBC en 1959 pour fonder son propre studio dans le Kent.
Là, elle inventa l’Oramics, un système révolutionnaire de « son dessiné » qui traduisait des formes tracées à la main sur une pellicule de 35 mm en sons électroniques. Pendant près de deux décennies, Oram composa des musiques pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la publicité tout en perfectionnant son système. Des œuvres comme Four Aspects (1960) et Broceliande (1969–1970) révèlent une approche visionnaire où science et art se rejoignent.
Bien que peu reconnue de son vivant, l’influence d’Oram s’est considérablement accrue. Les compositeur·rice·s contemporains la considèrent comme une pionnière de la synthèse sonore et de l’interaction humain-machine. Ses archives restaurées, l’anthologie Oramics et l’exposition de sa machine au Science Museum de Londres confirment aujourd’hui son statut de figure originale et longtemps méconnue de l’histoire de la musique électronique.
Programme
Four Aspects (1960) 8’06
Créée un an après qu’Oram eut démissionné du BBC Radiophonic Workshop de Londres, Four Aspects fut décrite par Oram comme « une étude sur la couleur tonale électronique, allant des sons purs à une complexité foisonnante… une musique électronique conçue spécifiquement comme un pont vers la musique conventionnelle ».
L’œuvre adopte une forme A-B-A-coda (les « quatre aspects » du titre) et s’appuie sur des accords de tonique et de dominante construits à partir des fréquences les plus basses de la série harmonique.
Akousma tient a remercier

Joseph Sannicandro (us)
Joseph Sannicandro est un écrivain et artiste basé à Montréal qui se concentre sur le travail créatif et la culture (im)populaire, avec une attention particulière portée au son. Il est cofondateur du blogue musical A Closer Listen, producteur du podcast Sound Propositions et enseigne actuellement les études médiatiques à SUNY Purchase. Ses compositions musicales et ses projets d'art sonore ont été publiés par des labels internationaux, diffusés sur des radios communautaires et internet, présentés dans des festivals comme Suoni per il Popolo à Montréal, ainsi que dans des galeries et musées comme IKLEKTIK (Londres), Diagonale (Montréal), le Museo del Sannio (Bénévent, Italie) et le Musée du cinéma d'Istanbul.Programme
al-rambla / Las Ramblas (2025) 20’
Composée principalement d'enregistrements de rivières, de fontaines, d'aqueducs, de canaux d'irrigation et de roues hydrauliques à Grenade (Andalousie) et à Blanca (Murcie), al-rambla / Las Ramblas brouille les frontières entre tradition et modernité, rural et urbain, musulman et chrétien, en s'intéressant à la circulation de l'eau comme moyen de remettre en question ces prétendues binarités. Enregistrements de terrain réalisés lors d'une résidence d'art sonore au Centro Negra (AADK Espagne).

Rehab Hazgui (tn/ca)
Rehab Hazgui est compositrice et artiste sonore. Ses œuvres explorent les moyens d’apprendre de nouvelles formes de langage à travers l’écoute consciente et la relation que les êtres entretiennent avec leur culture, leur héritage, leur société et leur paysage, envisagés comme des participants vivants et impliqués. Ses recherches examinent les manières dont le son émerge au sein de paysages dynamiques qu’ils soient biologiques, géophysiques ou issus des transformations humaines. Sa pratique explore avant tout l’acte d’écouter, envisagé comme une expérience qui façonne notre perception de l’espace, nourrit notre relation à celui-ci et révèle la profondeur de l’engagement que l’ouïe instaure avec le monde.Programme
Chôra (création) 10’00”
Chôra explore le son comme matrice perceptive, un espace réceptif où émergent les phénomènes sonores sans jamais se réduire à eux. L’installation propose des paysages sonores en constante transformation, qui s’inscrivent dans la mémoire de l’auditeur tout en modulant sa perception de l’espace et du temps. Chaque séquence agit comme une empreinte fugitive, révélant la manière dont l’écoute fait advenir la présence et structure notre rapport au monde. L’oeuvre interroge la tension entre le lieu et ce qui s’y manifeste, la mémoire et la perception, soulignant que le son, comme la chôra, est à la fois condition et révélateur de l’expérience sensible. Ce travail a été conçu exclusivement pour Akousma.

30 octobre 2025
Soirée 2 -
Bloc_2

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Christian Bouchard (ca)
Christian Bouchard crée des mondes sonores uniques et captivants par l’assemblage fluide de paysages sonores, d’électronique expérimentale, de glitch et d’art acousmatique. Son style musical peut être décrit comme un jeu palpitant où les moments énergiques aux accents nerveux sont contrebalancés par des instants en suspension. Pour certains, cela peut être un univers musical exempt de points de repère où l’on peut se perdre, mais où l’on peut également se laisser porter sans se soucier de la forme.Christian Bouchard a étudié la composition électroacoustique au Conservatoire de musique de Montréal sous la direction d’Yves Daoust. Il pratique la musique pour le théâtre, la musique de film, la musique installative et plus récemment la musique ambient. Il est membre fondateur (avec Christian Calon, Mario Gauthier et Monique Jean) du quatuor d’électroacoustique en direct Theresa Transistor. Sa musique remporte des prix de composition dans divers concours nationaux et internationaux. Son plus récent disque IV, sur empreintes DIGITALes, est nommé disque de l'année au Prix Opus en 2025. Christian Bouchard travaille également comme preneur de son au cinéma.
Programme
Spirale plastique (2024) 20’04”
Version originale quadriphonique - Création
D'actualité, il y a déjà plusieurs années, l'océan de plastique, vous vous souvenez ? Allez-y voir aujourd'hui. L'horreur... Mais d'un point de vue sonore, imaginez y plonger des microphones pour y entendre tournoyer les différentes textures, formes et grandeur de matière plastique ; granule, sacs, bouteilles, contenants et ce, toujours dans le même sens de rotation à différentes cadences. Tourbillonnons ensemble dans cette suite plastifiée, recyclable, compostable, ré-écoutable.
Réalisée avec l'aide du Conseil des Arts du Canada.


Crédit photo : Julia Jones
Robert Schwarz (au)
Les installations, performances en direct et enregistrements musicaux de Robert Schwarz intègrent des éléments de sa formation en informatique musicale, en études sonores et en architecture. En abordant des phénomènes acoustiques auxquels notre perception demeure habituellement insensible, et par l'interaction subtile d'enregistrements de terrain et de synthèse sonore, il crée des structures abstraites qui suggèrent des états d'écoute profonds et dissociatifs et encouragent un examen critique des pratiques d'écoute établies.Robert Schwarz a publié des albums salués par la critique chez Superpang, Gruenrekorder, ETAT et ALTER, et a développé une série de sculptures dans l’espace public à Los Angeles, Bruxelles et Vienne. Il a présenté ses œuvres dans des institutions et des festivals tels que le MAK Center forArt and Architecture de Los Angeles, la Kunsthalle de Vienne, Tokyo Arts and Space, CTMBerlin, Skaņu Mežs et Musikprotokoll. Schwarz a été sélectionné pour l'année 2023/24 de la plateforme SHAPE+ pour la musique et l'art audiovisuel innovants, et il est cofondateur et commissaire du festival PARKEN à Vienne.
Programme
Stridulation 1-14 30’00” (2024-2025)
Robert Schwarz présentera une version live condensée de son dernier album Stridulations 1-14, spécialement arrangée pour l'acousmonium d'Akousma. À travers des pépiements solitaires et des rugissements synchrones, insectes et arthropodes communiquent par stridulations, des cris variés créés par le frottement rauque de deux parties chitineuses du corps.
Sur Stridulations 1-14, l'artiste sonore viennois présente une resynthèse spéculative de ces cris, en parallèle avec des enregistrements éthologiques de terrain d'insectes vivants. Poursuivant les thèmes abordés avec son précédent album, Clear Cues (ETAT, 2022), et en partie inspiré d'une composition de 2023 commandée par le Musikprotokollde l'ORF, Stridulations 1-14 explore les caractéristiques audibles de la communication entomologique, en accordant une attention particulière aux schémas sonores spatio-temporels résultant du comportement des essaims et de la synchronie.
Fort de 20 ans d'enregistrements de terrain, Schwarz guide l'auditeur à travers des entités sonores abstraites aux textures riches qui sollicitent invariablement un état d'écoute dissociatif. Repensant constamment les frontières du naturel et du synthétique, Stridulations 1-14 suit une logique interne propre, nourrie par la communication acoustique intraspécifique, créant un environnement sonore émouvant et déroutant qui suggère des perspectives alternatives sur les relations entre humains, animaux et machines.
Nous remercions le Forum culturel autrichien et l’Antenne du Québec à Berlin qui nous ont permis d’inviter l’artiste à séjourner à Montréal.



31 octobre 2025
Soirée 3 -
20h

1345 Ave. Lalonde, Montréal, QC H2L 5A9
Akousma célèbre sa 21e édition au cœur du 21e siècle avec une expérience unique tournée vers la musique du futur ! En cette nuit d’Halloween électrisante, vivez une expérience immersive inédite : oubliez les sièges et laissez-vous porter en déambulant au cœur d’un espace sonore peuplé de créations inouïes offertes par une brochette d’artistes éclectiques — la signature d’Akousma.
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Julia E. Dyck (ca)
Julia E. Dyck est une artiste et hypnothérapeute canadienne basée à Bruxelles. Sa pratique multidisciplinaire fusionne son, performance et états de conscience élargis pour explorer les frontières poreuses entre corps, technologie et (sub)conscient. Ancré dans des méthodologies relationnelles et spéculatives, son travail invite le public à des expériences immersives de transformation collective, utilisant la voix, les vibrations et la narration comme des portails vers de nouveaux modes de perception et de présence.Julia est membre du collectif Audio Placebo Plaza et du projet d'hypnose communautaire t.r.a.n.c.e. Son travail a été présenté à l'international, notamment à la Biennale de Karachi (PK), à LOOP (KR), à Bétonsalon (FR), à la Haus der Kulturen der Welt (DE), au Café OTO (UK), à Q-O2 (BE), au Palais des Beaux-Arts de Paris (FR), au Musée d'art de Joliette (CA), aux Musées d'art et d'histoire de Genève (CH) et à la Fonderie Darling (CA).
Programme
Introduction to Somnambulism 20’
Introduction to Somnambulism prend comme trame sonore une séance d'hypnose, passant de la résonance guidée par la respiration à l'induction hypnotique et aux fréquences des diapasons, pour aboutir à une visualisation guidée. La performance allie voix, électronique et instruments résonnants pour explorer le subconscient comme espace d'écoute et de transformation.

Crédit photo : Laurens Leroy
Pía Baltazar, Daniela Huerta & Gadi Sassoon
Pia Baltazar est compositrice intermédia, chercheuse indisciplinaire et curatrice. Avec une formation en ingénierie, en philosophie de l'art et en composition musicale, son approche se situe à la croisée de la théorie interdisciplinaire, du design interactif et de la production artistique. Ses recherches artistiques portent sur les possibilités créatives offertes par la rencontre entre les sens (la vue, l'ouïe, le toucher...) et sur l'implication de la physicalité et de la spatialité, tant dans le processus créatif que dans l'expérience esthétique.Née au Mexique, Daniela Huerta est une artiste multimédia et chercheuse basée à Berlin. Explorant l'intersection entre le son et la conscience, Huerta canalise la mythologie et la narration dans une pratique artistique richement stratifiée qui fait le pont entre le réel et l'imaginaire, créant des paysages vivants qui visent à se connecter avec les profondeurs de la psyché humaine. Ancrée dans le mythe et la transmutation, son approche est à la fois brute et raffinée — une exploration repoussant les limites du son en tant que force narrative.
Gadi Sassoon est un compositeur, interprète et artiste électronique transmédia de formation classique originaire de Milan, dont le travail couvre la publication discographique, les performances live, les installations et les logiciels expérimentaux. Les œuvres de Sassoon sont publiées par des labels tels que Ninja Tune, ASIP, Warner et Universal, et comprennent des projets nominés pour les British Arrows, les Brit Awards et le Mercury Prize. Ses recherches en synthèse ont été publiées dans le MIT Computer Music Journal. Il a été l'artiste principal du Sommet mondial des Nations unies sur l'IA en 2025 et dirige le label communautaire et l'émission de radio Classical Computer Music.
Wilding AI est un laboratoire de recherche-création nomade et polymorphe qui remet en question la domestication de l'intelligence artificielle afin de favoriser l'expression créative. Le collectif explore les utilisations poétiques, expérimentales et détournées des algorithmes génératifs, en particulier dans le domaine de l'audio spatial, afin d'explorer de nouvelles formes de collaboration entre l'homme et la machine. Axé sur l'engagement du public, Wilding AI a mené plusieurs résidences de recherche-création et présenté des expositions ouvertes au public dans des espaces d'arts numériques renommés, notamment MUTEK Montréal et SAT, MUTEK Mexico, MONOM Studios dans le cadre du festival CTM à Berlin, et 4DSOUND au festival FIBER à Amsterdam.
Programme
Ghosts of Future Grafts, composition spatiale 12’15”
Pía Baltazar, Daniela Huerta et Gadi Sassoon
Ghosts of Future Grafts est l'un des résultats artistiques de Wilding AI, un projet collectif de recherche-création d'une durée d'un an qui s'interroge sur le rôle et l'impact de l'IA dans la création artistique, en mettant l'accent sur l'audio spatial. Au fil de ce processus, les trois compositeurices ont expérimenté divers systèmes génératifs sonores, notamment pour la creation d’algorithmes de spatialisation, et ont réfléchi à l'impact de l'IA sur notre existence, en tant que technologie polyvalente. En se concentrant particulièrement sur la question de l'incarnation, tant du point de vue des outils créatifs que de l'effet de l'IA sur notre système nerveux, les compositeurices ont adopté une posture de refus et ont généré les matériaux de la composition uniquement à partir de performances vocales et de synthétiseurs analogiques, dans le studio milanais de Gadi Sassoon, en s'y immergeant et en le considérant comme un instrument à part entière. Puis, dans un deuxième temps, lors d'une résidence à l'UdeM, ielles ont travaillé sur la sculpture spatiale de cette matière première, afin de la façonner comme une sorte de rituel sacrificiel des fantômes des agents d’IA, comme un exorcisme de leur invasion de nos systèmes nerveux.
La pièce a été incluse dans la composition collective FERAL FREQUENCIES, créée dans le dôme de la SAT lors de l'ouverture du MUTEK et diffusée au festival SPATIAL au MONOM du Funkhaus Berlin, en août et septembre 2025. Elle est diffusée pour la première fois à Akousma en tant que composition autonome.

Pia Baltazar - Crédit photo: Hooman Jalidi


Gadi Sassoon- Créit photo: Luigi Ziliani 2025
James O’Callaghan (ca)
James O'Callaghan est un compositeur et artiste multimédia basé à Berlin. Son travail a été décrit comme «bien personnelle, qui possède sa propre couleur ancrée dans l’imprévisible.»(Goethe-Institut) Ses œuvres comprennent de la musique de chambre, orchestrale, électroacoustique et acousmatique, des installations sonores, œuvres vidéos, des performances in situ, electronic dance music, et de la collaboration interdisciplinaire—plus récemment avec le chorégraphe Edouard Lock et l'artiste Lois Brown. En 2016, un album de ses œuvres acousmatiques, Espaces Tautologiques, est sorti chez Empreintes DIGITALes, et sa collaboration prolongée avec l'Ensemble Paramirabo a donné lieu à un album portrait de ses œuvres en 2019, intitulé Alone and unalone. Sa musique a été jouée dans 29 pays et a reçu près de quarante prix et nominations, dont le Prix du jeune compositeur de l'SIMC (2017), le Prix Salvatore Martirano (2016) et le Grand Prix John Weinzweig de la Fondation SOCAN (2014). Parmi ses nominations importantes, citons le Prix Gaudeamus (2016), le Prix Métamorphoses (2018)et deux Prix JUNO (2014 et 2020). En 2021, il a reçu le Prix Opus du compositeur de l'année.Programme
Fear of the Dark 20’
Fear of the Dark est une pièce qui examine le côté effrayant du son électronique. Dans la musique acousmatique, où les sons sont séparés de leur source et joués dans le noir; je trouve le mystère de la cause inconnue du son fascinant. Dans cette pièce, je voulais jouer avec cette qualité, en imaginant « l'objet sonore » subissant une anxiété de séparation à travers sa désincarnation. En puisant dans les réponses biologiques que nous avons au son spatialisé, j'utilise les sons clichés associés au genre d'horreur comme matériel de base - des sons qui sont également entendus assez souvent dans la musique acousmatique ! La pièce rend hommage à Thriller de Michael Jackson et Cricket Voice de Hildegard Westerkamp, et inclut des références à d'autres genres de musique électronique "dark" : industrielle, dark techno, EBM et witch house, cette pièce. Créée pour un concert d'Halloween au festival AKOUSMA de Montréal, Fear of the Dark s’agit d’une lettre d'amour à tout ce qui est dark et électronique dans le son.

Anne-F. Jacques (ca)
Anne-F Jacques est une artiste et ferrailleuse travaillant à Montréal. Elle s'intéresse à l'amplification, aux interactions obliques entre matériaux et à la construction de divers systèmes et assemblages idiosyncratiques. Son (in)attention se concentre plus particulièrement sur les technologies légères, les objets banals et les sons rugueux. Son travail a été présenté par le festival Tsonami (Chili), Experimental intermedia (New York), L'Écart (Rouyn-Noranda), Ftarri (Tokyo), CTM (Berlin), Casa del Lago (México), Centrale for Contemporary Arts (Bruxelles), Centre Clarke (Montréal) et Sonandes (La Paz), entre autres.Programme
Mouches à feu 20’
De l'électricité, un peu de friction, et une lumière qui coule entre nos doigts. Ça crépite, ça s'éteint, ça sent le chauffé. On pourrait presque se mettre à danser.

IRL
[Amanda Harvey] (ca)
IRL est un·e artiste sonore, producteur·rice et DJ dont la pratique utilise les formes d'ondes pour explorer la mémoire, le corps et l'espace. Travaillant avec des banques d'échantillons lo-fi et des synthèses analogiques et modulaires, ielle crée·e une musique qui allie texture brute et profondeur émotionnelle. Ses sets envoûtants mêlent drone ambiant, basses puissantes et mélodies en boucle pour créer des paysages sonores immersifs qui invitent à la réflexion et à la transformation.Au-delà de la performance, IRL a coproduit deux saisons du podcast A Kind of Harmony et anime Heart Full, une émission de radio mensuelle sur n10.as. Ses productions sont diffusées par des labels tels que SURF (LX), Psychic Liberation (BE), Kapha Selections (NYC), Personal Records (MTL) et Interzone (MTL).
Programme
Big Room 20’
Cette pièce explore la création d’espaces imaginaires à travers le son — une expérience d’architecture sonore. Les basses, les drones, les tonalités radiophoniques, les traces vocales et les textures microtonales traversent la pièce, façonnant une expérience qui oscille entre mouvement et immobilité, transmission et transformation, en écho à des souvenirs vécus, oubliés ou imaginés.
« Mouvement dans l’imagination, oscillant dans un étrange espace onirique entre exception radiophonique et voyage virtuel. Écouter avec détachement, comme si l’on se déplaçait à travers d’immenses étendues, tout en restant immobile en un seul point […] observant le monde défiler, à l’écoute de rythmes organiques et synthétiques normalement inaudibles à l’oreille humaine sans récepteurs radio, hydrophones, réflecteurs paraboliques ou stations d’écoute par satellite. »
— David Toop
William Jourdain, alias Automatisme (ca)
William Jourdain (Montréal), connu sous le pseudonyme d'Automatisme, crée de la dub techno ambiante générative depuis 2011 et est actif comme archiviste et agent de développement numérique. Il a publié sur divers labels tels que Constellation Records, Force Inc. / Mille Plateaux, Neologist Productions, Liberation Through Hearing, Outlines, Dream Disk Lab, G89 Records, Fallen Moon Recordings,Diffuse Reality Records / Teorema, Archipel, Polygon Network et Humidex.Programme
Live 20’
Pour Akousma 2025, il remodèle en live ses œuvres de 2025, publiées sur les labels Humidex, Diffuse Realityet Archipel. La conception sonore est ici un acte de façonnage, utilisant des principes comme la répétition, le contraste, la densité et l’écho pour évoquer des états émotionnels tels que l’intensité et la libération. Automatisme s’épanouit dans le domaine de la musique générative où il brouille la frontière entre art sonore et exploration onirique.

Crédit photo : Véro Marengère
Orchestroll
Orchestroll est un duo musical interdisciplinaire, creuset des aspirations audacieuses de Jesse Osborne-Lanthier et Asaël Richard-Robitaille. C’est un terrain d’exploration sonore où ils questionnent les limites de la théorie musicale, des genres et des classifications, un espace libre où se mêlent et se transforment les territoires sonores au-delà des frontières conventionnelles. Leur travail s’enracine dans une longue introspection artistique, nourrie par une passion pour la remise en question des codes musicaux et une foi profonde en la puissance transformative de l’art. Orchestroll fusionne des éléments disparates — ambient, noise, new-age, post-industriel, Americana, folk, musique concrète, pop, rock, orchestral, indie — parfois filtrés à travers le prisme de la musique de club underground. Ces styles s’entrelacent, se superposent, pour former une empreinte spectrale, vestige esthétique d’un paysage sonore en perpétuelle mutation.
Programme
Corrosiv (extraits) 20’
En 2025, Orchestroll a dévoilé son double Corrosiv chez 29 Speedway, précédé par les singles Velvet Myst et Cable Eater.
Partiellement enregistré aux mythiques studios EMS, à Stockholm, ce projet interroge la stagnation culturelle et la perte de profondeur artistique, tout en mettant en lumière les processus qui vident le son de sa portée et de sa substance. Corrosiv explore la dégradation sonore, à l’image du langage usé par la répétition, le recyclage et la distanciation. À la croisée de la tension et de la forme, cette œuvre mêle des structures lourdes et lentes à des textures qui se consument peu à peu. Elle se pose à la fois en miroir et en résistance face aux forces qui tendent à rendre la musique passive, confinée à un simple bruit de fond ou à une esthétique détachée.





